L’entreprise a-t-elle une politique handicapés et si oui, laquelle ? Voici au moins une question qui mériterait une réponse réfléchie et construite.
La règle générale est simple et connue, même si les modalités détaillées peuvent sembler beaucoup plus complexes : tout employeur du secteur privé et tout établissement public à caractère
industriel et commercial occupant au moins 20 salariés, doit employer des travailleurs reconnus handicapés dans une proportion de 6 % de son effectif salarié. Les employeurs doivent adresser, au
plus tard le 1er mars de l’année suivante (soit le 1er mars 2014 pour la
déclaration au titre de l’année 2013) une déclaration annuelle
obligatoire d’emploi des travailleurs handicapés (DOETH).
Les employeurs tenus à l’obligation d’emploi peuvent s’acquitter de
cette obligation en versant à l’AGEFIPH une contribution annuelle pour
chacun des bénéficiaires qu’ils auraient dû employer et, par conséquent, en cas de non respect de l’obligation d’emploi les employeurs sont
astreints à titre de pénalité au versement au Trésor Public d’une somme
dont la somme est égale au montant de la contribution due ou restant
due, calculée en multipliant le nombre de bénéficiaires manquants le cas
échéant pondéré par 1500 fois le SMIC horaire et ce quel que soit
l’effectif total de salariés de l’entreprise, majorée de 25 %. Ce qui représente, bien entendu, à l’échelle d’un groupe comme Adecco, des sommes considérables.
Les salariés les plus anciens d’Adecco ont connu une animation de l’emploi des handicapés qui, même si elle était loin d’être parfaite, innovait dans la profession et servit ensuite de modèle à nos principaux concurrents. Chaque agence devait en permanence rendre compte sur le nombre de salariés intérimaires handicapés délégués et les permanents formés sur le sujet avaient à cœur de participer à l’engagement de l’entreprise sur le sujet.  Mais aujourd’hui, qu’en est-il ?
Saviez-vous que, selon le dernier Bilan social, Adecco compte moins de 1% de salariés reconnus handicapés parmi les permanents et 1,2% parmi les intérimaires ? Pour la Direction Opérationnelle Ouest-Nord, on ne dénombre que 13 salariés handicapés…. Quant aux cadres handicapés recensés, ils sont comptabilisés à hauteur de… 0,3% ! Le sous-effectif inquiétant de l’entreprise a ôté toute espoir d’animation sur des sujet sociétaux essentiels tels que le handicap et c’est évidemment regrettable.
La CFE CGC a toujours eu à cœur de militer sur le sujet et il suffit de se reporter à son blogue dédié pour le vérifier. Chaque année, la confédération signe une charte avec l’AGEFIP reprenant les engagements d’action, de formation et de sensibilisation.
A quand une action organisée, structurée et volontariste en faveur de l’emploi des travailleurs handicapés ?
Dans les jours à venir, sur ce blogue : 
Avez-vous des économies à placer à la Goldman Sachs ? 
 Les CHSCT dans un rideau de fumée
Trouver une agence : un vrai jeu de piste !

Des stagiaires comme s’il en pleuvait 

Une immense démotivation


Négociation sur la classification : la CFE CGC refuse le « dumping social » 

1 COMMENTAIRE

  1. C'est quand même très étonnant qu'ils ne comptabilisent pas les nombreux handicapés mentaux ainsi que les déficients auditifs pourtant très présents parmi l'encadrement…!

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