Comme un casino où l’on gagnerait toujours…
Si il y a une activité qui se porte à merveille, c’est bien le travail temporaire. Les chiffres officiels ont de quoi faire pâlir d’envie les représentants de la plupart des activités industrielles, de services ou commerciales. En un an, le travail temporaire a augmenté de 7,7 % (+43 500 de fin janvier 2013 à fin janvier 2014) », selon la note publiée par Pôle emploi mardi 11 mars 2014. En outre, sur un an, les toutes les catégories socioprofessionnelles voient leurs effectifs augmenter : +8,3 % pour les cadres et professions intermédiaires, +7,9 % pour les ouvriers non qualifiés, +7,4 % pour les employés et +7,3 % pour les ouvriers qualifiés. C’est une sans faute plutôt rare et qui mérite d’être souligné.  
Maintenant, si l’on quitte le domaine trivial du strict volume d’affaires pour observer les données financières, on constate avec ravissement que depuis mai 2012, le secteur de l’intérim a plus que doublé en Bourse. Connaissez-vous d’autres domaines d’activité qui ait prospéré dans pareille proportion ? Si oui, lesquels ? Adecco, Manpower et Randstad, les trois leaders mondiaux, ont bondi de 60 à 80% après des années de décrue. Et ce n’est rien face à l’envolée des acteurs français du travail temporaire tels le groupe Crit, DLSI ou encore Synergie qui ont vu leur capitalisation respective multipliée par trois à six sur la période.
Rappelons-nous quand même en quels termes BFM TV saluait, il y a un peu plus de trois mois seulement, la performance d’Adecco sur le dernier trimestre 2013 : « Adecco caracole en tête du SMI, après avoir annoncé des résultats annuels de bonne facture. Le prestataire de services en ressources humaines a
enregistré un résultat net en augmentation de 48% en 2013, à 557
millions d’euros.

Le résultat opérationnel atteint 779 millions d’euros, en hausse de 21% à taux de change constants. Le groupe, dont les marges ont progressé, a enregistré des revenus de 19,5 milliards d’euros.« 
De plus, l’avenir s’annonce plutôt radieux pour les entreprises de travail temporaire dont l’activité reposant essentiellement sur des charges fixes profitera tout particulièrement de la reprise économique en France, aussi modeste soit-elle pour le moment. Après avoir affiché une relative atonie, en comparaison avec nos voisins européens, le marché français donne depuis le début 2014 des signes incontestables de reprise. Les résultats ne manqueront pas de progresser encore plus vite et fort dans les mois à venir, véritablement dopés par le Crédit d’Impôt Compétitivité Emploi (CICE), manne financière considérable destinée à passer directement de la poche du contribuable à celle des actionnaires, sans passer par la case salariés.

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