Adecco annonce procéder ce lundi à l’annulation de 10 181 696 de ses
propres actions, acquises par le groupe dans le cadre de son programme
de rachats d’actions, ceci afin de diminuer le potentiel d’actions et par conséquent le capital.
Cette
opération, conforme à la décision de l’assemblée générale de 2014,
ramène à 179 081 810 le nombre d’actions du géant helvétique des
ressources humaines. Ces actions ont chacune une valeur nominale d’un
franc suisse.
Nous avions déjà évoqué cette opération de rachat d’actions dans notre article du 29 juin 2012 « Rachat des actions par le groupe : à pleines mains dans le pot de confiture » dans lequel nous écrivions notamment « Un expert  d’un cabinet spécialisé dans les transactions financières et
boursières, joint hier, va beaucoup plus loin et pose un diagnostic
extrêmement inquiétant : « C’est uniquement le désir de satisfaire les
actionnaires qui guide cette action via le redressement du cours. Que
cela suffise ou non à faire remonter le cours, c’est tout de même un
cadeau fait aux actionnaires car les dividendes seront partagés par
beaucoup moins d’actionnaires. Ce n’est pas un hasard si cette opération
se fait au moment où le cours est au plus bas, ce qui permet de
racheter le plus d’actions possibles et d’impacter ainsi fortement les
dividendes. Il ne faut pas oublier que les dirigeants du groupe sont
également d’importants actionnaires. Cette stratégie est donc purement patrimoniale et n’apporte aucune contribution au développement économique du groupe.
« 
Nous revenions sur le sujet le 24 septembre 2013 dans « Casino royal et tripatouillages financiers » dans lequel nous proposions l’analyse suivante : « Autre point inquiétant, toujours selon nos experts, ce rachat d’actions
suivi d’une réduction de capital démontre à l’évidence que le groupe n’a
pas ou plus de stratégie d’investissement ou de développement, ni de
projet de reprise d’entreprise à moyen, ni long terme. Bien sûr, à
performance identique et à court terme, le rendement de l’action
augmente ainsi que le cours de la Bourse mais, paradoxalement, le groupe
démontre à l’investisseur qu’il n’a pas de stratégie à plus ou moins
long terme. Signal négatif et même extrêmement dangereux envoyé aux
milieux financiers ; signal de déclin aussi. Nous sommes encore une fois
sur du très court terme et une navigation à vue. La stratégie et les
ambitions semblent se résumer à « faire de l’argent », un maximum d’argent
et le plus rapidement possible sans souci de la pérennité du groupe. 
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