Le 18 juin dernier, dans un article titré « C’est officiel, les fonctions-support gagneront moins« , nous écrivions « Après
avoir rincé le réseau – comme nous l’avions prédit, environ plus d’une
agence sur trois subit actuellement une contribution totale
négative – la direction s’en prend maintenant aux rémunérations des
fonctions-support. Les équipes zone DZ, RVZ, RMZ, CFZ) se voient
aujourd’hui contraintes de signer un avenant dont les conséquences, bien
trop prévisibles, hélas, aboutiront à une immédiate et sévère baisse de
rémunération. »
Bien entendu, pas une virgule à ôter à cette affirmation et ajoutons même que l’étau se resserre actuellement sur les récalcitrants, les salariés qui ont bien compris que cet avenant allait constituer une énième amputation de leur rémunération et que c’est bien de leur niveau de vie qu’il en va. 

Nous écrivions aussi « Des
salariés nous font part de menaces explicites, de propos dévalorisants
et de tentatives de déstabilisation indignes. Une fois encore, ce sont
les Directeurs de zone qui sont envoyés au front pour défendre
farouchement une cause à laquelle, pour la plupart d’entre eux, ils
n’adhèrent pas. De nombreux cadres des fonctions-support ont donc signé à
contre-cœur leur avenant, persuadés de l’arnaque mais soucieux de
préserver leur emploi. Faudra-t-il en sus exiger d’eux une motivation
sans faille ?
« .
Aujourd’hui, non seulement les menaces se multiplient avec, notamment, des propos surréalistes sur une carrière qui serait compromise en cas de refus de signature, comme s’il était question de carrière ! De quelle carrière peut-on bien discourir lorsqu’on s’adresse à des salariés rescapés de plans sociaux, subissant une rémunération  en baisse constante par le truchement de savantes triturations mathématiques et profondément démotivés par une gouvernance leur semblant tant éloignée de leur réalité ? Parler de carrière dans ces conditions relève au mieux d’un humour ésotérique au septième degré et au pire d’un impudent cynisme.
Aujourd’hui, des centaines, pour ne pas dire des milliers de salariés regrettent la signature de l’avenant de confiscation totale mais, hélas, un peu tard. Leur rémunération à la ramasse, perfusée d' »accompagnements », vient chaque mois leur rappeler l’impérieuse nécessité qu’il y avait à repousser d’un revers de main cet avenant contestable. Comme je l’ai déjà évoqué, un directeur d’agence a même signé son avenant alors qu’il estimait lui-même que la modification contractuelle lui faisait instantanément perdre plus de 6 000 euros par an. Par crainte d’on ne sait quoi, d’une remontrance du PDG peut-être, puisqu’il parait que sa venue en agence représente aujourd’hui la menace suprême pour les réfractaires à la signature. Voici remise au goût du jour l’image surannée du Père Fouettard toujours prompt à punir les enfants dissipés.
Ceci dit, si j’étais employeur, je ne pourrais conserver plus longtemps dans mes équipes un salarié signant par crainte un avenant dont il sait d’avance qu’il lui inflige une perte de rémunération de 6 000 euros par an. Comment voulez-vous qu’un tel collaborateur aille défendre farouchement ma marque et mon entreprise s’il ne commence à défendre d’abord ses propres intérêts ? Simple question de bon sens.
Nous invitons donc nos collègues des fonctions-support à ne pas signer un avenant dont ils ont la certitude qu’il leur sera néfaste. Chaque signature contrainte et à contrecœur graverait de toute façon dans le marbre la certitude d’une démotivation, d’une démission, d’un licenciement ou d’un conflit à venir, avec ou sans prud’homme. C’est juste une question de délai. 

A partir de lundi 4 août et jusqu’au vendredi 22, ce blogue rediffusera chaque jour l’un des articles les plus lus de l’année. 

Bonnes et profitables vacances à ceux qui partent et bon courage à ceux qui restent. A très bientôt.

2 Commentaires

  1. Et la punition suprême: gele de la PV en juillet (ou à partir de) pour ceux qui ne se sont pas prononcés sur la CT Budget !
    Menace suprême !

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