Lundi dernier, 17 novembre, nous évoquions le démarrage des négociations annuelles obligatoires et proposions une sorte d’analyse et de réflexions sur les pratiques de ces dernières années en matière de négociation. Comme chacun sait, il n’est pas autorisé de divulguer tout ou partie des éléments d’une négociation tant que celle-ci n’est pas parvenue à son terme. Nous devons donc nous contenter d’analyses et d’orientation sur le sujet durant la phase de négociation avant d’effectuer un retour complet aussitôt dès sa clôture. Nous pouvons quand même révéler que le Comité central d’entreprise sera consulté sur la proposition d’accord NAO le 15 décembre prochain (un peu avant Noël…) et qu’il sera par conséquent possible (et même très souhaitable !) de communiquer sur le sujet dès le 16, ce que nous ne manquerons pas de faire.
Nous ne pouvons imaginer, par exemple, qu’une année encore rien ne soit fait sur les fixes et pas seulement sur les plus bas salaires. Que la politique salariale privilégie la partie variable, nous voulons bien l’entendre, avec beaucoup de réserves quant à l’établissement des règles présidant à l’obtention de cette partie variable, mais que le salaire fixe soit gelé à perpétuité s’avère tout simplement inacceptable. L’argument d’une situation économique aurait pu, à l’extrême limite, être audible si les salaires fixes n’avaient précisément été gelés et même surgelés depuis sept longues années. Cette austérité précédait et annonçait le fabuleux coup de poker, mijoté quelques années en amont, par la holding Jacobs. Prenez quelques minutes pour relire « Les conséquences du retrait de la holding Jacobs« .
Rappelons quand même que c’est la partie fixe du salaire qui importe le plus à notre banquier lorsqu’il s’agit de s’engager durablement sur l’achat d’un véhicule ou d’un logement. Ce dernier regarde toujours d’un œil soupçonneux une rémunération variable, comme son nom l’indique, et par conséquent aléatoire dont le fléchissement mettrait rapidement en situation délicate son client et ses chers intérêts.
La négociation suit son cours et nous restons mobilisés et vigilants, fort peu enclins à tomber dans le panneau d’éventuels enrobages statistiques ou d’arguments spécieux.

3 Commentaires

  1. Même avec 10% sur les fixes on serait encore loin de tout ce qu'on a perdu depuis 7 ou 8 ans. Ils vont encore vous ballader et vous dire qu'on est bien payé et qu'ils ne peuvent pas faire plus

  2. Ils vont surtout expliquer qu'il ne tient qu'à nous d'aller en conquête de PDM rentables, de valoriser nos prix afin de voir augmenter notre part variable…
    Reste que toutes ces actions ne servent aujourd'hui et depuis bon nombre d'année maintenant qu'à engraisser la bête zurichoise!!!
    Alors moi les NAO cela fait déjà un moment que je n'y crois plus.

  3. il vaudrait mieux ne pas sponsoriser la Coupe Davis ou d'autres évènements de ce type et redistribuer aux personnes qui permettent à cette société n°1 des RH (ah ben j'ai envie de tousser fortement en écrivant cela!!!!) de redistribuer des sommes importantes aux actionnaires, aux évènements sportifs et autres sponsoring dont nous n'avons strictement rien à faire en agence. Je préfererai, comme beaucoup d'entre nous, largement avoir des sous en plus sur mon BS pour finir les mois moins souvent en dessous de zéro sur mon compte en ne faisant aucune dépense astronomique et déplacée!!! Mais un loyer et des enfants à assumer seule de nos jours avec un salaire Adecco non réévalué depuis plus de 7 ans…ça devient juste invivable!!!

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