Du 3 au 27 août rediffusion du meilleur de l’année


Le peu de remontées que nous recevons des Centres de services pourrait
laisser à penser que tout y va à peu près bien en matière de conditions
de travail. Il n’en est hélas rien et lorsque l’on creuse un peu et, à
certains endroits et non partout, la situation s’avère parfois des plus
difficile. 





Ainsi, jeudi dernier se tenait dans le Nord un réunion extraordinaire du
CHSCT demandée par les élus afin d’y évoquer les conditions du travail
d’un Centre de services. J’ai personnellement signé aussi la demande de
ce CHSCT tant les faits rapportés semblaient sérieux.





La direction commença par nier les faits et jouer les candides, semblant
découvrir une situation très dégradée, deux arrêts de travail pour
épuisement professionnel (« burn-out« ), des larmes et du mal-être sur un fond général de surcharge de travail et de sous-effectif.





Le médecin du travail joua admirablement son rôle, de manière sobre mais
ferme, rappelant un certain nombre de vérités et même parfois
d’évidences oubliées au fil d’une course folle à la productivité. Faire
toujours plus avec toujours moins mène généralement à des impasses
humaines et à beaucoup de souffrance.





En qualité d’élus, nous avons proposé des solutions préventives telles
que le recrutement de salariés « volants », capables d’assurer ici ou là
une mission de remplacement dans un rayon géographique acceptable, bien
entendu. Nous avons également suggéré une anticipation des recrutements
suffisante pour que soit prodiguée une formation et un accompagnements
suffisants. Mais, évidemment, cela devrait aller sans le dire, la
première des solutions à mettre en œuvre demeure la stabilisation d’un
effectif permanent suffisant en regard de la charge de travail…





Quant au médecin du travail , elle a proposé de mettre en place un
groupe de travail pluridisciplinaire, piloté par la Médecine du travail
et comprenant un certain nombre de spécialistes (médecin, psychologue,
ergonome…). Inutile de préciser que cette préconisation a fait l’objet
d’un vote unanime des élus et nous en sommes à attendre la proposition
écrite de Pôle Santé. La direction peut encore s’opposer à la mise en
œuvre de ce groupe de travail mais une telle position nous paraîtrait
raisonnablement intenable.





A suivre donc, sur ce blogue bien entendu.





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2 Commentaires

  1. bonjour, nous sommes en août 2016… je suis en "burn out" depuis fin 2014. J'ai fait un cif entre 2015 et 2016… mais je ne peux toujours pas leur parler au téléphone = déclenchement de crises d'angoisse ; en parler avec mon médecin ou expliquer à des proches ce que j'ai vécu et ce que je vis = perte de la parole (littéralement) et crises d'angoisse. le médecin du travail m'a déclaré inapte pour ce type de poste… il ne me reste plus que le licenciement pour inaptitude avec 57% du salaire après !!! pas moyen de négocier un licenciement autre. voilà un petit témoignage, et beaucoup se taise…

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