A visiter les agences, on en retire un sentiment mitigé sur le climat régnant aujourd’hui dans l’entreprise. Il y a deux grandes catégories de collègues permanents : les satisfaits et les insatisfaits. Jusque-là, rien de bien original. Les salariés globalement satisfaits évoquent leur intérêt pour la fonction et le métier ou une rémunération satisfaisante et même parfois les deux. Si l’on creuse un peu et une fois le dialogue bien engagé, le satisfait en vient quand même assez rapidement à nous faire part de ses… insatisfactions.
Quant aux insatisfaits, les plus nombreux à notre avis, ils se montrent volontiers intarissables. Là, tout y passe : la rémunération, le manque d’évolution voire la régression professionnelle, les décisions d’organisation, l’informatique, les conditions de travail,  la surcharge, le manque de moyens, etc…
Parmi ceux-ci, nombreux sont ceux parcourant régulièrement notre blog, souvent depuis chez eux d’ailleurs. Rappelons à ce propos qu’il est parfaitement légal et autorisé de fréquenter les sites syndicaux de son entreprise pendant les heures de travail. S’informer depuis son poste de travail sur ses droits et sur les action de ses représentants du personnel demeure, encore heureux, parfaitement légal et même normal. C’est même plutôt conseillé. Hormis une certaine satisfaction que cela lui procure, que peut penser un employeur de certains de ses salariés ne s’intéressant ni à leurs intérêts, ni à leur devenir et pas plus à l’action de leurs représentants dans l’entreprise. A votre avis ? Poser la question, c’est y répondre.
Il y a deux grandes catégories de collègues mécontents : les révoltés et les découragés, sachant que la révolte durable mène le plus souvent au découragement, la première attitude précédant la seconde. Les révoltés nous pressent de mener un nouveau mouvement social, d’en faire plus, de communiquer sur les procédures en cours, de médiatiser les problèmes, d’impliquer les politiques et j’en passe. Les découragés ont renoncé à tout forme d’opposition. Ils se font des plus discrets et subissent en silence leur découragement. Rêvant de profiter d’une opportunité d’emploi ailleurs, ils ne sont pas pour autant forcément actifs dans la recherche et se contentent – c’est eux qui l’affirment – de venir prendre un salaire en attendant des jours meilleurs sur le marché de l’emploi. Pas forcément engagés sur le plan syndical et des instances représentatives, ils se résignent à subir au jour le jour et refusent de se projeter dans un avenir qui les inquiète. Agir ou subir, une fois encore ces deux options globales sous-tendent clairement les deux grands types d’attitude des salariés peu ou prou insatisfaits.
Aux uns comme aux autres, nous ne pouvons que conseiller de s’engager dans la défense de leurs intérêts et de ceux de leurs collègues. Des élections professionnelles auront lieu en tout début d’année et c’est le moment de se positionner, de rejoindre nos listes et de s’engager autrement pour les quatre années à venir. Une seule certitude, souvent énoncée sur ce blogue : rien ne changera positivement tout seul, rien ne s’améliorera jamais sans un minimum d’investissement personnel. Cela, nombreux sont les salariés à l’avoir bien saisi. Alors, n’hésitez plus, engagez-vous autrement avec la CFE-CGC.

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