Le problème n’est évidemment pas nouveau mais nous sentons grandir l’incompréhension de nos collègues qui chaque mois constatent le siphonnage en règle de leur marge brute ne laissant au final qu’une petite contribution davantage résiduelle que totale.

Ce sont des dizaines de milliers d’euros de marge brute qui s’envolent sans explication satisfaisante et sans véritable justification. Des frais de structure (DO, DZ…) inflationnistes, sans le moindre commencement d’explication. Or, un Directeur d’agence averti et un peu expérimenté connait parfaitement le coût de sa propre structure et ce qu’il finançait il y a quelques années, avant la contribution totale, aussi s’étonne-t-il de cette inflation galopante alors même qu’il ne perçoit aucune amélioration du service qui lui est rendu, ni des moyens à sa disposition.
Notre (très) chère informatique continue de ramer laborieusement, par périodes, alors même qu’elle lui coûte la peau des fesses. Ce sentiment déplaisant  d’avoir payé une Clio au prix d’une Porsche semble partagé par de nombreux collègues.

La budgétisation de cette contribution totale vient corser encore l’affaire puisque nous rencontrons de nombreux Directeurs d’agence dont les objectifs jugés excessifs sont une garantie de leur démotivation pour le restant de l’année. A quoi bon se battre farouchement pour développer commercialement son agence si l’on sait, dès le mois de janvier que, question budget et par conséquent part variable de rémunération, les carottes sont cuites ?

Nous constatons également sur le terrain que les belles intentions de révision du budget en fonction des aléas du potentiel agence ne se limitent la plupart du temps qu’à… de belles intentions. C’était l’une de nos demandes majeures et le point de vigilance essentielle : la révision du budget, à la hausse comme à la baisse, en fonction des variations importantes du potentiel commercial de l’agence. Perte d’un important accord-cadre, déménagement ou emménagement d’un important client sur le secteur de l’agence, etc… De vagues engagements nous avaient été évoqués mais il semblerait qu’aucune règle précise n’ait été établie et certains collègues nous font part de leur mécontentement à ce sujet.

Il y a un an, nous évoquions ces craintes que nous résumions ainsi (Avantages et inconvénients de la Contribution totale budgétée« ) : « Un autre sujet essentiel défendu par vos élus CFE-CGC, concerne une
possible révision de l’objectif de l’année. Le principe nous semble
évident et essentiel mais surgissent aussitôt nombre de questions quant à
la mise en œuvre d’une telle révision. Quels seront les motifs de la
révision à la hausse comme à la baisse ? Délocalisation ou arrivée d’un
client sur le secteur de l’agence ? Fermeture ou implantation d’un
client ? Réduction ou augmentation importante de la production
localement ?  Et en cas de perte d’un client par suite d’une prestation
insatisfaisante pour le client ?  Et si c’est d’un accord national qu’il
s’agit pour la perte duquel l’agence ne porte aucune responsabilité ?
Raisonnera-t-on en perte de nombre d’heures ? de salariés intérimaires ?
de chiffre d’affaires ?






Par ailleurs, quelles seront les limites dans le temps d’une révision de
budget ? Si l’un des changements importants mentionnés ci-dessus
survient le 30 novembre, par exemple, modifie-t-on quand même le budget ? Autres questions essentielles : quels calculs seront appliqués en cas de
fusion ou de scission d’une agence, phénomènes devenus banals ces
dernières années, et là il semble que personne ne soit aujourd’hui en
mesure de répondre, ce qui est pour le moins inquiétant.
 » 
A-t-il été tenu réellement compte de ces interrogations partagées avec de nombreux cadres de l’entreprise ? Qu’a-t-on mis en œuvre pour tenir compte de ces réalités bien tangibles du terrain ?

4 Commentaires

  1. Effectivement, grosse économie sur la masse salariale, baisse de la ct, augmentation des frais indirects, et puis une pression sur le CDI TT, une pression suite aux résultats GPTW avec des réunions en DZ HALLUCINANTES, bon ben je crois que certains et pour une partie des meilleurs vont faire leurs valises et ne vont pas se géner, encore un gros gachis avec en effet des engagements, des paroles mais que dal !!!

  2. Oui, on sent bien la pression entre les call, les reunionites aiguës pour tous les collaborateurs, les mails pour nous occuper à remplir des cases qui nous éloignent de la production et après on s entend dire qu'on ne fait pas assez en ne nous attribuant jamais aucune reconnaissance financière ! Au mieux on est augmenté parce qu'on ne dit rien et qu'on est en-dessous de la rémunération médiane. Mais bon tout est récupéré par la direction dans les charges monstrueuses qui sont ponctionnées aux agences. La concurrence elle a compris que lorsqu'il faut avancer dans un sens où dans un autre, il faut une carotte que l âne peut atteindre. Chez ADECCO, on l'a prend systématiquement dans le c..

  3. Qu'a fait la CFE-CGC ? Son travail, tout simplement.
    Nous avons communiqué et alerté la direction à plusieurs reprises, aussi bien dans les réunions spécifiques d'information sur le sujet que lors des CE, NAO, etc…
    Personne n'a communiqué plus que nous sur notre blogue. Nous avons notamment insisté sur les indispensables clauses de révision des budgets : pas de budget crédible dans révision possible et cadrée.
    Nous resterons à l'écoute du réseau et analyserons, chaque fois que nous serons transmises des informations, les conséquences positives et négatives de cette CT budgétée.

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