Le Bilan social est, en un instrument de mesure du domaine social dans l’entreprise créé en 1977 et défini par trois articles de loi du Code du travail. Il récapitule en un document unique les principales données chiffrées
permettant d’apprécier la situation de l’entreprise dans le domaine
social, d’enregistrer les réalisations effectuées et de mesurer les
changements intervenus au cours de l’année écoulée et des deux années
précédentes.

Le bilan social comporte des informations sur l’emploi, les
rémunérations et charges accessoires, les conditions de santé et de
sécurité, les autres conditions de travail, la formation, les relations
professionnelles ainsi que sur les conditions de vie des salariés et de
leurs familles dans la mesure où ces conditions dépendent de
l’entreprise. 
En tout cela on peut dire que le Bilan social constitue un excellent baromètre de l’état social de l’entreprise. Il permet de prévoir, en partie, un certain nombre d’orientations de l’entreprise.
Dans le Bilan social 2015 Adecco, un certain nombre d’indicateurs nous laissent perplexes tandis que d’autres apparaissent tout simplement inquiétants.
On observe particulièrement une évolution positive du nombre de cadres depuis 2013 alors qu’ils avaient constitué la cible principale du Plan de départ volontaire (PDV). Nous assisterions tout simplement à un remplacement progressif de cette catégorie de salariés sans toutefois jamais en retrouver l’effectif initial. Loin de là… Sans oublier de préciser que les deux-tiers de ces cadres sont indexés à la lettre « G » de la classification, l’indexation la plus basse.

Autre observation d’importance : tout comme celle des stagiaires et alternants l’augmentation continue du nombre de CDD procède d’une montée de la précarisation des effectifs en même temps que l’effectif CDI continue de s’éroder au fil des années. La montée en puissance de la digitalisation de notre profession devrait évidemment amplifier cette tendance. Certains collègues, particulièrement anxieux ou simplement perspicaces, évoquent l’inéluctabilité d’un plan social à venir. Nous n’en savons bien entendu rien et nous contentons d’observer une évolution, disons, peu favorable à l’emploi, pour employer une rhétorique digne de la Cour des comptes.

Pour le reste et en vrac, citons une importante augmentation du nombre de « fin de période d’essai », un évolution alarmante (+ 121%) des ruptures conventionnelles, des licenciement passés discrètement sous motif économique, une rotation des effectifs Spring à donner le tournis… tous motifs peu rassurants sur la conduite de l’entreprise et notamment sur la gestion de ses ressources humaines.

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