« Le jour est proche où nous n’aurons plus que « l’impôt sur les os » Michel Audiard
Jusqu’où ira l’État failli dans sa folle surenchère aux ponctions, prélèvements et taxations en tous genres ? Incapable depuis une quarantaine d’années d’avoir, ne serait-ce qu’une fois seulement, bouclé un budget à l’équilibre, son imagination est sans pareille pour ponctionner tout ce qui peut l’être. L’État-Predator, à peine une taxe adoptée, en envisage aussi sec deux ou trois nouvelles sans que jamais ne lui manque l’inspiration. Jusqu’où ? Jusqu’à quand ? Comme l’affirme la sagesse populaire : on ne tond pas un œuf !
Il s’agirait, c’est pour l’heure un projet, de fiscaliser les indemnités de licenciement. La taxation des nouveaux chômeurs, voilà effectivement une idée novatrice et surtout tellement sympathique… Il semblerait que, pour certains, il y ait une jouissance toute particulière à voler les pauvres et, maintenant, les futurs chômeurs. Ce serait, selon les scrogneugneux de la Cour des compte, l’une des dernières « niches fiscales », ces fameuses niches qui ne compteront bientôt plus que l’air (plus ou moins pur) que l’on respire et la satisfaction de nos besoins naturels…
Selon les gloseurs de cette fameuse Cour qui n’est en tout cas pas des miracles, cela se saurait, les indemnités de licenciement procéderaient d’un « système complexe et peu lisible, coûteux pour l’État et la Sécurité sociale » (la CSG et tutti quanti). C’est ce que relève un rapport remis à notre ministre du Travail et experte juridique (notamment en matière de contrat de travail), Myriam El Khomri.
Alléché par les ponctions escomptées, le ministère ne pinaille que sur les aménagements et réglages possibles d’une telle imposition et évoque, comme si l’affaire était déjà dans le sac, « un régime d’exonération différencié »  et une « harmonisation entre le volet fiscal et social des exonérations« . L’abaissement du plafond d’imposition envisagé concernerait tous types de licenciements, y compris ceux issus d’un plan social, ce qui constituerait un véritable pactole pour un État en déroute : au moins deux milliards d’euros. En réalité, beaucoup plus si l’on prend en compte les conséquences d’une imposition globale sur le revenu, indemnités de licenciement comprises. Le saut de tranche d’imposition représenterait un gain inespéré pour Bercy.

Cette mauvaise action ajouterait ses méfaits à la mesure d’allongement des délais de carence, ayant d’ailleurs obtenu l’aval de certains syndicats. Sauf point de rupture, l’essorage semble devoir se poursuivre indéfiniment à mesure que s’accroit la paupérisation des salariés, taillables et corvéables à merci, semble-t-il.

2 Commentaires

  1. A croire que l'état et certaines entreprises de la liste du CAC40 déjeunent trop souvent ensemble.
    Pas plus tard que ce midi, j'échangeais avec une amie qui travaille dans un grand groupe étant dans cette liste.
    Vous savez le genre d'entreprises où beaucoup ont des grosses voitures de fonction… j'en connais une d'ailleur qui a des pratiques budgétaires identiques… et les mêmes voitures… rigolo, non?
    Eh bien, c'est pareil: pression et courage! Fuyons!
    Avec quoi comme indemnités… des noisettes… Commenceraient-ils à s'attaquer au budget Nutella…
    J'ai un ami qui bosse chez Ferrero aussi…
    Finalement on aura pris le temps de manger notre Big MC pendant que nos patrons auront pris le temps de discuter de notre avenir autour, je l'espère pour eux, d'une coupette… boire pour oublier…
    Santé au C** qui paie

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