Aujourd’hui le Directeur d’agence idéal chez Adecco s’apparente de plus en plus à l’improbable mouton à cinq pattes ou tout au moins il lui est instamment demandé de se greffer la cinquième.
De manager de petite équipe, il va lui être demandé, pour les (heureux ?) élus, d’animer et d’encadrer les bien plus conséquentes équipes de OneRoof, ce qui procède, évidemment, d’une approche très différente pour laquelle nous espérons qu’il sera dûment formé et accompagné. Il aura à piloter et superviser les entretiens avec ses collaborateurs comme avec les salariés intérimaires en CDI auxquels il devra proposer des plans de carrière. Bonjour les plans en question ! Sans parler des entretiens mensuels avec ses collaborateurs dans la cadre du projet HR3 (c’est fou ce que les appellations deviennent de plus en plus absconses…).
La charge de travail s’avère telle aujourd’hui que le nécessaire droit à la déconnexion dont on parle tant semble de plus en plus relever d’une aimable utopie, d’autant qu’il est de plus en plus question d’imposer le forfait-jours aux cadres dans les mois à venir. Peut-on à la fois assumer une charge de travail 7/7 jours, sans souci d’horaire, et évoquer sérieusement le droit à la déconnexion ? 
Côté reporting, aucune des promesses d’allègement faites depuis de nombreuses années par la direction ne semble jamais avoir été tenue. La règle du toujours plus et de l’empilement façon millefeuille administratif prévaut encore et toujours, bien que, selon la formule, trop de reporting tue… sinon le salarié, tout au moins son efficience. Aux reports d’information « nationaux » s’ajoutent les innombrables demandes de remontées complémentaires émanant des diverses fonctions transversales, chacune polarisée sur son segment d’activité, semblant parfois ignorer le fonctionnement de l’agence dans sa globalité. Ce qui ne minimise bien sûr nullement l’intérêt desdites fonctions transversales auxquelles il est tout autant demandé.
Au Directeur d’agence qui n’est même plus maître de ses tarifs, de ses recrutements et de ses budgets qui lui sont imposés, il est demandé de se donner toujours plus, jusqu’à épuisement si nécessaire, avec la crainte permanente de la faute qui ne manquerait pas d’enclencher sa responsabilité pénale ou de perdre son emploi, tout simplement.
Il est de l’intérêt urgent des cadres de rejoindre la seule organisation syndicale nationale entièrement dédiée, par ses statuts, à la défense des cadres et de l’encadrement. L’adhésion marque et demeurera le premier geste volontaire d’appartenance à notre organisation. Ne restez pas seul(e) face aux réorganisations qui s’annoncent…

9 Commentaires

  1. C'est clair, il n'y qu'à voir les réunions de zone où vous avez un powerpoint de 50 pages où vous avez que des chiffres, alors page 3 vous en êtes où, plan d'action, page 5 vous en êtes où, plans d'actions etc….. Bref à un moment donné on ne peut pas être partout, on gère notre priorité le commercial et le recrutement, la base quoi, et on vient nous mettre la pression sur le CET, hallucinant !!! ce que je trouve surprenant c'est qu'on nous met plus la pression sur le cet que les PDM, cherchez l'erreur !!!

    • L'erreur est tout simplement qu'on est au bout du rouleau et que la boîte cherche à gratter le moindre centime pour des intérimaires qui s'en moque!

  2. Quoi de plus normal que de vouloir instaurer le forfait jour ? La direction se rend bien compte qu'il est impossible de demander tout pendant les 36.80 / semaine. Le pipi va être règlementé bientôt.

    • Exact surtout quand on sait qu'il peut même être demandé à un DA de chercher sa propre faute pour se faire sortir. Si il ne l'accepte pas, c'est pression est compagnie. C'est du vécu et je suis partie.

  3. Dans mes agences c'est intenable : le forfait jour ne va pas suffire il faudrait des journées de 48 heures
    De la folie et un salaire pas en rapport ! et dès que je peux je me barre de la boutique

  4. Quand je vois en plus qu' ils organisent une journée pour les ambassadeurs GPTW pour relancer le programme, c'est comme si vous pissiez dans un violon, hop on remet une couche histoire de dire que nous remettions le programme en place en sachant qu'il n'a pas été animé de l'année, bref du flan encore une fois si ce n'est en plein de mois de juillet retirer un permanent de l'agence, comme si nous n'avions pas assez de boulot comme ça !

  5. La tartine de reportings, on y vient. Eh bien oui, les fonctions supports qui veulent aussi sauver leurs fesses pour montrer qu'ils ont bien fait le job. Je me souviens d'une fonction support qui m'avait transmis un mail à une heure plus que tardive me demandant ce que j'avais fait sur un dossier avec en copie caché le DZ. Comment je l'ai su… ce DZ m'a envoyé dans la foulée, toujours à une heure encore plus tardive, un mail me demandant ce que j'avais fait aussi… si ce n'est pas de la pression ça.
    Le plus marrant c'est quand la fonction support m'a appelé le lendemain matin, à une heure plus que matinale ne comprenant pas comment le mail initial avait pu parvenir au DZ… pathétique!

  6. Pour la hiérarchie, c'est suivant le sens du vent, en partiuculier sur les DZ, tiens ce coup çi je vais mettre la pression sur les pdm, ah et puis zut, je suis pas dans les clous sur le cet, hop expliquez moi pourquoi ça marche pas, hop un petit coup sur la démat contrats, ah tiens là , c'est le cdi tt, ah non là tu peux pas avoir de cdd puisque tu est juste au dessus de ton budget (sauf que le budget est déjà à+30/n-1) ça devient pathetique, et même drôle à la fois, sauf que le sourire ne tiens que 5 minutes, piusque chaque semaine on reçoit des indicateurs sur tous les items, sans compter les rvz qui vous pilotent à coup de temps "hé t'es pas dans ton tac " ou "hé t'as pas fait de pa" heu oui en effet, t'as pas vu la tête de mon planning + 40% OU +20%, non mais allo quoi, t'exploses ton planning et tu fais pas de visites

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