Question chômage, les années se suivent et se ressemblent. Ne parlons même pas de 2018 qui démarre dans le fracas des ruptures conventionnelles collectives massives (Pimckie, PSA…) mais, pour l’instant, de l’année 2017. Les chiffres de Pôle Emploi viennent de paraître et ils ne sont pas fameux. L’institution, malgré un durcissement des conditions d’actualisation et des radiations massives, annonce une baisse de… 13 000 demandeurs d’emploi seulement,  soit -0,4%. Ceci dans un contexte de croissance et de relative santé de l’économie. Au 30 novembre, la France métropolitaine comptait 3,45 millions de chômeurs et 3,71 en y incluant l’outre-mer.
Si le chômage des jeunes a connu une décrue de 4,8%, celle-ci se trouve limité à -1,7% pour les seniors alors qu’il leur est intimé de travailler toujours plus longtemps pour percevoir une retraite décente.
Mais le plus important peut-être réside dans l’augmentation du  nombre de demandeurs d’emploi exerçant une activité – c’est sans doute l’un des marqueurs essentiels de la paupérisation – dont l’augmentation s’élève à 160 000 sur les onze premiers mois de l’année (+8%) et vient augmenter d’autant le nombre des « travailleurs pauvres ». Le chômage de longue durée caracole à +4,7%.
Au pays des promesses, on meurt de faim, affirme le dicton populaire et l’on nous annonce une « légère » amélioration pour 2018. En nous précisant toutefois qu’elle pourrait bien être compromise par la baisse prévisible du pouvoir d’achat.  Notamment due à la hausse de la CSG dès le mois de janvier, alors que sont différées les éventuelles baisses de taxes et cotisations. Rien de nouveau sous le soleil.
A ceux qui s’imaginaient, comme tentait de nous le survendre le Medef, que le démontage du droit du travail et les libéralités offertes aux entreprises permettraient de renouer avec les embauches et d’en finir avec l’un des plus haut taux de chômage des pays industrialisés, nous rappellerons simplement les propos de Muriel Pénicaud, ministre du Travail qui prévenait que « cette réforme (les ordonnances Macron.NDLA) ne vont pas créer mécaniquement de l’emploi ». Tout ça pour ça… merci Madame le ministre pour cette précision…

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