Du 6 au 29 août, rediffusion des articles les plus lus depuis septembre dernier
 
Publié le 5 mars 2018
 
Combien de collègues cadres et non cadres ont réellement signé leur
avenant dans rémunération dans la sérénité, la confiance, sans craintes
ni arrière-pensées ? La statistique est certes impossible mais elle
serait sans aucun doute très intéressante ? 1% ? 2, 3, 4 % ? Davantage ?
Nous en doutons.





Chaque année, aussi sûr que reviennent les hirondelles, la direction
nous pond un nouveau système de rémunération qui, cette fois c’est
promis-juré-craché, sera meilleur, plus juste et davantage équitable. On
finit par en avoir le tournis et ce sont maintenant trois ou quatre
systèmes de rémunération qui cohabitent avec plus ou moins de bonheur
dans l’entreprise. D’ailleurs plus grand monde n’y croit mais les
matheux de Zurich s’impatientent rapidement dès la publication du
nouveau pensum et il convient de signer au plus vite ces nouveaux
avenants quitte à mettre une pression insupportable sur le réseau. Du
haut en bas de la hiérarchie de l’entreprise, le dictat devient
rapidement pesant voire obsessionnel. Les cadres, soumis à la même
pression et mis en compétition entre eux, ont bien entendu tout intérêt à
faire signer au plus vite un maximum de salariés de leurs équipes.Ils
sont jugés et évalués sur leur taux de « réussite ».





Il nous vient une question candide, presque niaise : quel besoin y
aurait-il de mettre la moindre pression sur les salariés si,
d’expérience, les avenants précédent avaient été porteurs d’effets
positifs et d’amélioration du pouvoir d’achat ? Autre question pendant
qu’on y est : pourquoi changer si souvent les systèmes de rémunération
si ce n’est pour « optimiser » financièrement la masse salariale ? Si
c’était pour améliorer les rémunérations, ça se saurait et les salariés
s’en seraient certainement rendu compte, non ?





Il n’en reste pas moins que les pressions menées à l’encontre des
salariés (un peu) réfractaires peuvent être qualifiées d’indignes. Oser
mettre en cause des collaborateurs loyaux et efficaces en prétendant que
leur refus de signer les éloignerait de leur communauté de travail ou
que ce serait perçu comme un désengagement de l’entreprise, relève d’une
stratégie particulièrement pernicieuse.





Une fois pour toutes, un salarié a parfaitement le droit de signer ou
non les avenants de rémunération qui lui sont proposés. Toute autre
affirmation relève de la manipulation, de l’enfumade ou d’une tentative
d’intimidation.

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