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Publié le 22 novembre 2017

Décidément, l’imagination des membres du CODIR et de notre PDG semble ne
pas connaitre de limites dès lors qu’il s’agit de ponctionner les
agences et de limiter ainsi, par ricochet, la partie variable des
rémunérations. Les directions de zone et les agences devront donc mettre
la main à la poche pour, en quelque sorte, rembourser, les dépassements
budgétaires de la formation. Côté jardin on incitait pourtant à développer le plus possible l’alternance
afin de monter en qualification les salariés intérimaires et
d’améliorer leur employabilité. Dans une entreprise qui alloue le plus
petit budget social de la profession, l’argument semblait loin d’être
dénué d’intérêt, mais côté cour on annonce que zones et agences seront
directement imputées des dépassements budgétaires. 

C’est un véritable sentiment de colère qui s’empare des Directeurs de
zone et d’agence, littéralement « pris au piège », comme certains
l’évoquent, par cette mesure à effet rétroactif. Sont épargnés par ce
mauvais coup, les prestataires Adecco Training et Pontoon dont les
tarifs souvent hors marché sont en grande partie à l’origine de ces
dépassements budgétaires. Si leurs tarifs s’étaient simplement situés au
niveau de la concurrence et donc du marché, gageons que l’on ne
parlerait sans doute pas, ou anecdotiquement, de dépassement budgétaire.
Surpris les mains dans le pot de confiture, les deux entités ont dû
revoir nettement à la baisse, nous dit-on, leur copie, ce qui prouve
bien, si besoin était, qu’ils s’étaient montrés un peu trop voraces.
Nous l’avions déjà dit, écrit et répété, sans grand succès
reconnaissons-le, et nous réjouissons donc de ce retour à la raison.
Néanmoins, il ’empêche qu’aujourd’hui, les agences vont quand même
trinquer malgré les engagements qui avaient été pris par la direction.
Nous reviendrons sur le sujet.

Quant au principe de solidarité mis en avant par la direction, il
consiste tout simplement à ponctionner aussi des zones n’ayant pas
commis le moindre centime de dépassement budgétaire mais qui verront
néanmoins gonfler leurs coûts, ce qui contribuera, n’en doutons pas, à
renforcer le fort sentiment d’injustice tendant à se généraliser.

En attendant, la retenue décidée par la direction annonce
l’effrondrement de la part variable des rémunérations pour cette fin
d’année, en même temps que le retour en force des trop-perçus. Il y a
deux jours seulement, une Directrice d’agence impliquée, performante et
d’ordinaire pondérée, nous écrivait à ce sujet : « Ma fin d’année est
foutue et nous serons tous en trop-perçu ». Excellent résumé de la
situation.

Il y avait pourtant une solution simple, légale et équitable pour éviter
ce gâchis relationnel et managérial : utiliser pour solder ce
dépassement du budget formation, une toute petite partie du CICE dont
l’une des utilisations formellement prévues par la législation s’avère
être, rappelons-le, … la formation.
L’actionnaire eut sans doute fait la moue mais que pèse un dépassement
de trois à quatre millions à éponger lorsque le CICE vous prodigue plus
de 150 millions d’euros chaque année !

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