Du 6 au 29 août, rediffusion des articles les plus lus depuis septembre dernier

Publié le 3 juillet 2018

Toujours rechercher le consentement et l’adhésion
A plusieurs reprises nous avons évoqué sur ce blogue
les pressions parfois insupportables subies par les salariés
manifestant trop peu d’enthousiasme à signer le dernier avenant de
rémunération paru. Au delà de la légitime prudence à observer avant de
signer un document engageant quand même les modalités de rémunération,
on peut aussi comprendre les interrogations et doutes du collègue auquel
on explique chaque année, avec une conviction intacte, que l’excellent
mode de rémunération en vigueur, tant vanté il y a peu, doit
impérativement et urgemment laisser place à un autre encore plus
« équitable » et plus « juste », bref meilleur en tous points.
S’ensuivent des relances à répétition, des pressions, des menaces aussi, dans le genre « Si tu ne signes pas, cela veut dire que tu ne t’inscris pas dans l’avenir de l’entreprise« ,
ce qui signifie que la porte n’est plus bien loin et qu’il convient,
pour éviter de la passer précipitamment,de s’exécuter et d’apposer le
paraphe tant attendu.

Des
remontées nous font encore régulièrement état de pressions insensées
subies jusque parfois hors du temps de travail et de l’entreprise et
même, dans certains cas, à des heures indues… Dans ces conditions, on
pourrait évidemment imaginer que l’ensemble des salariés ont fini par se
soumettre et signer afin que cessent ces pratiques et pour essayer de
retrouver un peu de sérénité. Mais la vérité est tout autre et chaque
nouveau système de calcul a ses réfractaires continuant à être rémunéré
par le système de rémunération qu’ils ont choisi de conserver. 

Ainsi
se côtoient aujourd’hui dans le réseau des salariés au nouvel avenant
2018, d’autres au système budgété de 2017, d’autres encore à la PV Pool,
et même des collègues toujours sous CDHI et qui se félicitent
d’ailleurs d’y être restés… D’autres enfin en PVI sur CT. Ce ne sont
aujourd’hui pas moins de 800 salariés permanents, soit environ le quart
de l’effectif, qui poursuivent sereinement leur parcours professionnel,
rémunérés par un système de calcul officiellement caduc mais
officieusement souvent plus favorable. Cinq systèmes de rémunération
coexistent, en attendant sans doute un sixième et, pour suivre un
septième…

Nous
réitérons régulièrement notre demande à la direction de stabiliser
enfin un système de rémunération afin d’assurer à chacun une certaine
visibilité et surtout de redonner confiance. Mieux vaut, nous confient
certains, un système imparfait – et ils le seront toujours – qu’une
succession ininterrompue de tentatives le plus souvent décevantes et
toujours anxiogènes.

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