Réaction de la CFE-CGC aux premières mesures annoncées le 10
décembre par le président de la République face à la crise dite des
« gilets jaunes ».

Après avoir longuement reçu, à
l’Élysée, les partenaires sociaux et les représentants des élus
nationaux et locaux, le président de la République a annoncé plusieurs
mesures visant à répondre « à l’état d’urgence économique et sociale »
qui agite le pays. S’il semble avoir saisi le malaise d’un corps social
malade, la CFE-CGC attend des réponses beaucoup plus ambitieuses pour
traiter en profondeur les problèmes structurels liés aux salaires et à
la fiscalité.

Si l’augmentation de la contribution sociale
généralisée (CSG) subie cette année va être annulée pour une frange
significative de retraités en 2019, aucun cap n’est en revanche fixé en
matière de négociation salariale pour les salariés du privé et
concernant le dégel du point d’indice pour les agents de la fonction
publique. Pour la CFE-CGC, l’exécutif ne peut pas se contenter d’un
simple appel au volontariat invitant les entreprises qui le peuvent à
verser une prime de fin d’année.

La CFE-CGC regrette également
l’absence de propositions pour traiter la question cruciale du partage
de la valeur ajoutée et de l’indispensable meilleure répartition, en
faveur des salariés, des richesses créées dans les entreprises.

Concernant la hausse, via divers subterfuges, du smic, la CFE-CGC
exprime de grands doutes puisque celle-ci ne sera financée que par les
seuls contribuables.

La lutte contre le fléau de l’évasion
fiscale est plus que jamais nécessaire. Il est temps que le gouvernement
attaque ce chantier. La CFE-CGC déplore cependant l’absence de volonté
d’allégement de la pression fiscale pesant sur les salariés de
l’encadrement.

La CFE-CGC en appelle par ailleurs au
redéploiement des aides fiscales accordées aux entreprises, à l’image de
la gabegie financière insupportable, sans contrepartie ni contrôle de
la part de l’État, que constitue le CICE (20 milliards d’euros de
crédits d’impôt, par an, pour la compétitivité et l’emploi).

Partage
de la valeur ajoutée, négociation salariale dans l’entreprise, crise du
logement : dans cet échange que le gouvernement semble enfin vouloir
ouvrir avec les corps intermédiaires, la CFE-CGC continuera de faire
valoir ses propositions. Et ainsi remédier à l’injustice sociale
flagrante en lien avec l’enrichissement toujours plus conséquent des
grandes entreprises et des actionnaires, au détriment des salariés et de
leur pouvoir d’achat. 


LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici