Au cours du week-end dernier, le local d’une agence Adecco a été ornée d’un large tag « Marchands d’hommes et de femmes ». Nos apprentis artistes-peintres auraient pourtant pu s’apercevoir qu’ils œuvraient sur la vitrine d’un local désaffecté puisque cette agence de la rue Édouard-Delesalle a mis la clef sous le paillasson (une de plus !) depuis début janvier dernier. On sait les vrais artistes distraits mais quand même !
Ces vieilles invectives « marchand d’hommes » ou « esclavagistes » semblaient avoir disparu depuis longtemps du paysage idéologique, vraisemblablement rendues désuètes par la double évolution convergente d’un statut de l’intérimaire de plus en plus encadré et d’une précarisation générale des salariés. Un CDI de moins en moins protecteur et un usage généralisé et souvent abusif du CDD, le tout aggravé des mesures imposées par les ordonnances Macron, ont finalement, par comparaison, rendu tout à fait convenable le statut de l’intérimaire que législateur et entreprises de travail temporaire n’ont cessé de border et de sécuriser. Mais est-ce suffisant ? Bien sûr que non et c’est même très loin d’être le cas tant que l’homme ne sera pas remis au centre de l’activité économique et du travail.

1 COMMENTAIRE

  1. Après quelques mois d'absence, à découvrir d'autres galaxies, me voilà de retour.
    Oui le CDD, une plaie, une facilité trop simple de cacher un manque de personnel dans les entreprises.
    Cependant, ces artistes n'ont-ils pas raison dans le sens large du terme.
    Combien de TT du BTP doivent attendre 14h le vendredi pour savoir si ils sont prolongés? Eux comme nous restons dans l'expectative d'un besoin qui dur ou d'un nouveau besoin pour lequel nous ne pouvons répondre favorablement tans que…

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