A qui et à quoi profite l’affaiblissement des instances?
Dans notre « Ultime appel à défendre la représentation du personnel« , tout était dit ou presque et nous allons donc essayer de limiter les redites. Aujourd’hui un protocole d’accord préélectoral a été signé par quatre organisations syndicales (CGT, CFDT, Force Ouvrière et Sud Solidaires) entérinant une représentation du personnel nettement à la baisse par rapport aux dernières élections professionnelles mais aussi aux ordonnances Macron si décriées. Notre organisation, la CFE-CGC, l’UNSA et la CFTC ont refusé de signer pareil accord affaiblissant la représentation du personnel à une période de la vie de l’entreprise où celui-ci aura le plus besoin d’être entendu et défendu.

Il y aura donc moins d’élus que sur la mandature actuelle et surtout beaucoup moins que ce que permettent les ordonnances Macron. Nous n’épiloguerons pas sur les raisons qui ont pu pousser les grandes centrales syndicales généralistes à souhaiter la diminution de la représentation du personnel mais préférons démontrer concrètement et arithmétiquement comment direction et syndicats se sont entendus pour minimiser la représentation des cadres. Il s’agit quant même d’un protocole validant un nombre global d’élus à -40% – près de moitié – inférieur à ce que préconisent ces fameuses ordonnances Macron qui allaient, nous disait-on, larmes aux yeux et trémolos dans la voix, affaiblir les syndicats et torpiller le dialogue social ! Du jamais vu dans la profession : après analyse de la situation, pas une entreprise d’intérim, pas un de nos concurrents n’a validé un nombre d’élus inférieur au nombre de 35 (par établissement) prévu par les textes. Pas une, nous avons vérifié et parcouru les PAP des principales enseignes de la profession. Chez Adecco, il faudra se contenter de 21 élus.
Étrange et inquiétant alors même que, en pleine réorganisation et avec un réseau qui se réduit à grande vitesse, jamais nous n’avons été saisi par autant de problèmes concernant des pressions parfois insoutenables pour pousser certains à quitter l’entreprise, des mobilités fonctionnelles et géographiques dissuasives et tous moyens aboutissant concrètement à diminuer le nombre de salariés d’une manière ou d’une autre.
Quant à la représentation des cadres, elle sort tout simplement laminée de cet accord. Bien sûr, nous sommes largement majoritaires chez les cadres Adecco grâce à nos statuts, notre spécificité et surtout la confiance des cadres conscients de notre investissement et de nos actions mais les cadres seront sous-représentés lors de la prochaine mandature, c’est-à-dire à partir de 2020.
En effet, le protocole d’accord préélectoral (PAP) qui vient d’être signé par quatre grandes centrales ouvrières entérine une diminution drastique du nombre des élus cadres.
De 3 élus titulaires par périmètre et 3 suppléants qui avaient le droit de siéger, nous passons à 3 élus titulaires et un seul suppléant autorisé à siéger au CSE. Les ordonnances prévoient en effet que les suppléants ne seront plus invités aux séances plénières pour se cantonner précisément à un rôle de suppléant.
Pour
résumer, seuls 4 élus cadres pourront siéger au CSE au lieu de 6 précédemment, soit 33% de moins. Plus grave encore, la disparition de 547 Délégués du personnel et élus CHSCT dont 80 cadres, l’instance étant supprimée par les ordonnances. Lot de consolation : 25 Représentants de proximité (par établissement) dont sont quasiment exclus les cadres pour des raisons que nous détaillerons prochainement. Une procédure en vue de l’annulation de ce protocole a bien entendu été lancée.

C’est un
effondrement de la représentation des cadres cautionné par 4 syndicats, pour des raisons que la raison ignore et que d’ailleurs nous-mêmes souhaitons ignorer. Mais, comme promis dans notre article « Pour nous le dialogue social ne sera jamais ça !« , cela ne nous dispensera pas d’effectuer une analyse lucide, courageuse et objective de l’état et des conséquences du dialogue social chez Adecco.

C’est pour toutes ces raisons que, grâce à vous, avec vous et surtout pour vous, la CFE-CGC, très largement majoritaire chez les cadres Adecco aux dernières élections doit maintenir et même renforcer sa position. C’est le syndicat des cadres permanents et intérimaires chez Adecco, le seul syndicat catégoriel défendant vraiment les cadres. Aucune voix ne devra s’éparpiller et tomber dans l’escarcelle de ceux qui n’aiment pas les cadres.

9 Commentaires

  1. Il y en a beaucoup qui n'aiment pas les cadres et je ne sais toujours pas pourquoi ? comme si on était privilégié !

  2. jalousie et stratégie ! En tous cas un moment donné il faut se positionner chez les cadres ou les non cadres. Vous assumez et je sais que nous pouvons compter sur la CFE-CGC pour tout ! C’est bien le seul syndicat et j’ai fait le tour, croyez-moi !

  3. marre justement de la stratégie ! on veut juste des syndicats qui nous défendent ! les non cadres ont plusieurs syndicats pour eux alors laissez-nous notre syndicat !
    Ne lâchez rien !

  4. Combien de Collaborateurs qui auraient dû faire appel à leur syndicat sont venus voir la CFE CGC??? Quelques uns je vous l'assure. La CFE CGC a une tendance qui n'a jamais plu à la direction: Élever le débat lors des instances, ce qui dérange énormément. La direction préfère les gentils petits moutons certainement?

  5. Un conseil d'un CFE CGC est bon à prendre, tout dépend également de l'interlocuteur que vous avez en fasse de vous… Est-il syndiqué pour sauver couvrir ses arrières ou pour défendre le droit de Toutes et Tous?
    Au fait, je me présente: Albator trop souvent resté dans l'anonymat sur ce Blog et qui va vous raconter son histoire au sein du groupe.
    Jamais je l'aurais cru et pourtant si… à très vite…

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