Du 29 juillet au 23 août, rediffusion du « meilleur de l’année »
Article publié le vendredi 3 mai 2019



A qui et à quoi profite l’affaiblissement des instances?
Dans notre « Ultime appel à défendre la représentation du personnel« ,
tout était dit ou presque et nous allons donc essayer de limiter les
redites. Aujourd’hui un protocole d’accord préélectoral a été signé par
quatre organisations syndicales (CGT, CFDT, Force Ouvrière et Sud
Solidaires) entérinant une représentation du personnel nettement à la
baisse par rapport aux dernières élections professionnelles mais aussi
aux ordonnances Macron si décriées. Notre organisation, la CFE-CGC,
l’UNSA et la CFTC ont refusé de signer pareil accord affaiblissant la
représentation du personnel à une période de la vie de l’entreprise où
celui-ci aura le plus besoin d’être entendu et défendu.





Il
y aura donc moins d’élus que sur la mandature actuelle et surtout
beaucoup moins que ce que permettent les ordonnances Macron. Nous
n’épiloguerons pas sur les raisons qui ont pu pousser les grandes
centrales syndicales généralistes à souhaiter la diminution de la
représentation du personnel mais préférons démontrer concrètement et
arithmétiquement comment direction et syndicats se sont entendus pour
minimiser la représentation des cadres. Il s’agit quant même d’un
protocole validant un nombre global d’élus à -40% – près de moitié –
inférieur à ce que préconisent ces fameuses ordonnances Macron qui
allaient, nous disait-on, larmes aux yeux et trémolos dans la voix,
affaiblir les syndicats et torpiller le dialogue social ! Du jamais vu
dans la profession : après analyse de la situation, pas une
entreprise d’intérim, pas un de nos concurrents n’a validé un nombre
d’élus inférieur au nombre de 35 (par établissement) prévu par les
textes. Pas une, nous avons vérifié et parcouru les PAP des principales
enseignes de la profession.
Chez Adecco, il faudra se contenter de 21 élus.





Étrange
et inquiétant alors même que, en pleine réorganisation et avec un
réseau qui se réduit à grande vitesse, jamais nous n’avons été saisi par
autant de problèmes concernant des pressions parfois insoutenables pour
pousser certains à quitter l’entreprise, des mobilités fonctionnelles
et géographiques dissuasives et tous moyens aboutissant concrètement à
diminuer le nombre de salariés d’une manière ou d’une autre.




Quant
à la représentation des cadres, elle sort tout simplement laminée de
cet accord. Bien sûr, nous sommes largement majoritaires chez les cadres
Adecco grâce à nos statuts, notre spécificité et surtout la confiance
des cadres conscients de notre investissement et de nos actions mais les
cadres seront sous-représentés lors de la prochaine mandature,
c’est-à-dire à partir de 2020.





En effet, le protocole d’accord préélectoral (PAP) qui vient d’être signé par quatre grandes centrales ouvrières entérine une diminution drastique du nombre des élus cadres.
De 3 élus titulaires par périmètre et 3 suppléants qui avaient le droit
de siéger, nous passons à 3 élus titulaires et un seul suppléant
autorisé à siéger au CSE. Les ordonnances prévoient en effet que les
suppléants ne seront plus invités aux séances plénières pour se
cantonner précisément à un rôle de suppléant.

Pour
résumer, seuls 4 élus cadres pourront siéger au CSE au lieu de 6
précédemment, soit 33% de moins. Plus grave encore, la disparition de
547 Délégués du personnel et élus CHSCT dont 80 cadres, l’instance étant
supprimée par les ordonnances. Lot de consolation : 25 Représentants de
proximité (par établissement) dont sont quasiment exclus les cadres
pour des raisons que nous détaillerons prochainement. Une procédure en
vue de l’annulation de ce protocole a bien entendu été lancée.



C’est un
effondrement de la représentation des cadres cautionné par 4 syndicats, pour des raisons que la raison ignore et que d’ailleurs nous-mêmes souhaitons ignorer. Mais, comme promis dans notre article « Pour nous le dialogue social ne sera jamais ça !« ,
cela ne nous dispensera pas d’effectuer une analyse lucide, courageuse
et objective de l’état et des conséquences du dialogue social chez
Adecco.




C’est
pour toutes ces raisons que, grâce à vous, avec vous et surtout pour
vous, la CFE-CGC, très largement majoritaire chez les cadres Adecco aux
dernières élections doit maintenir et même renforcer sa position. C’est
le syndicat des cadres permanents et intérimaires chez Adecco, le seul
syndicat catégoriel défendant vraiment les cadres. Aucune voix ne devra s’éparpiller et tomber dans l’escarcelle de ceux qui n’aiment pas les cadres.

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