Du 29 juillet au 23 août, rediffusion du « meilleur de l’année »
Article publié le jeudi 28 mars 2019
Cela fait environ une année que nous recevons de plus en plus d’appels de collègues du réseau Onsite
mais il faut dire que, ces derniers mois, les contacts se multiplient
pour évoquer une situation alarmante. C’est la confirmation du grand
malaise qui s’est emparé de cette partie de notre activité. Ce sont
toujours les mêmes mots et expressions qui reviennent à chaque fois :
heures de travail non rémunérées (c’est-à-dire bénévolat),
sous-effectifs, charge de travail, manque de moyens, non remplacement
des départs, et même « harcèlement par le reporting« , épuisement,
difficulté à prendre des congés… Sans parler du sentiment de solitude
qui s’empare souvent de salariés permanents seuls à représenter Adecco
chez le client et d’un problème d’identité qui fait que certains jours
le collaborateur ne sait plus très bien pour qui il travaille :
entreprise utilisatrice ou Adecco. S’ajoute à ces remarques,
constatations et parfois appels au secours, une inquiétude grandissante
au sujet de la pérennité des postes dans l’activité Onsite.





En effet, que deviennent les salariés Onsite en cas de non
renouvellement d’un accord-cadre avec le client ? Et dans celui où le
client souhaite mettre fin à ce mode d’organisation et par conséquent
renoncer à une présence sur son site ? L’invariable réponse de la
direction se veut rassurante : pas de problème, les salariés Onsite de l’implant ou du corner
seront reclassés dans le réseau des agences « en fonction des besoins et
opportunités du moment ». Il faut tout d’abord qu’il y ait opportunité
professionnellement et géographiquement acceptable à ce moment-là mais
il faut aussi et surtout qu’il y ait, de la part de la direction, une
véritable volonté d’aboutir à une solution en interne et l’envie de
préserver l’emploi des salariés concernés. Or, il semble, selon les
remontées qui nous sont faites, que celle-ci ne se mobilise que bien
mollement en faveur des salariés Onsite en difficulté. Et encore,
bien mollement serait déjà un euphémisme. A-t-on réellement envie de
voir ces collaborateurs d’organisations atypiques rejoindre le réseau
des agences ? Dans bien des cas, c’est à se demander…





Il est vrai que le métier est différent et que parfois même, de par son
immersion chez le client, le collègue Adecco finit par pâtir de sa
double appartenance qui l’éloigne un peu du réseau classique. Mais nous
rappelons à la direction qu’il s’agit d’un salarié Adecco à part entière
qui n’a aucune raison de subir un mode d’organisation plutôt qu’un
autre ? Il n’a que rarement choisi cette situation de mono-clientèle qui
le cantonne à une relation privilégiée mais exclusive, au service d’une
seule entreprise. Par ailleurs, une gestion uniquement statistique de
cette relation-client ne peut rendre compte de la charge de travail et
des moyens nécessaires à une prestation de qualité. L’obsession de
réduire les effectifs amène ici et là à des situations inextricables :
sous-effectif, impossibilité de récupérer des heures non rémunérées
malgré des promesses nochalamment réitérées pour rassurer les
organisations syndicales, qualité de prestation dégradée, avec les
risques commerciaux que cela induit… Les salariés cadres et non cadres
Onsite sont souvent arrivés au bout de leurs capacités et de
leur résistance et les risques psycho-sociaux se multiplient au nom de
la sacro-sainte rentabilité et de budgets surévalués et même parfois
franchement fantaisistes.




Salariés cadres Onsite, ne restez pas isolés et continuez à nous contacter au plus vite et en toute discrétion. Contactez votre élu ou délégué syndical CFE-CGC ou écrivez à notre adresse courriel centralisée : cfe.cgc.adecco@gmail.com

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