Du 29 juillet au 23 août, rediffusion du « meilleur de l’année »
Article publié le lundi 8 avril 2019
 
 
Que
se passe-t-il à l’Ouest ? Quelle est la cause de tous ces départs de
l’entreprise, souhaits de mobilité et demandes de rupture
conventionnelle ?

Lorsque
celles-ci sont refusées c’est à des abandons de poste plus ou moins
convenus que nous assistons. On nous évoque une pression continue et
excessive, une ambiance tendue, parfois un management par la « terreur »
et si ce terme peut heurter certains, remplaçons-le simplement par peur,
ce qui ne change pas grand chose. Un exemple ou plutôt un indicateur
parmi tant d’autres : pour le recrutement d’un Directeur de zone, le
moins qu’on puisse dire c’est que les candidatures internes ne se
bousculent pas au portillon alors que la fonction devrait être comprise
comme l’évolution hiérarchique normale et même évidente du Directeur
d’agence aspirant à valoriser son expérience et à la dépasser. Quel est,
à l’Ouest, le problème qui refroidit à ce point les ambitions ?




On
nous évoque aussi une traque aux anciens, sans doute trop bien
rémunérés en même temps qu’insuffisamment malléables et manipulables.
Ces anciens qui ont contribué à donner à l’entreprise la dimension
qu’elle affiche aujourd’hui n’ont-ils pas amplement mérité la position
qu’ils occupent et la rémunération qu’ils perçoivent ? La course
effrénée aux bénéfices sur fond de budgets trop souvent surévalués ne
peut justifier certaines pratiques managériales, de même qu’une
dentition hypertrophiée rayant le parquet ou déchirant la moquette, au
choix, n’octroie pas tous les droits, notamment celui de jouer en
permanence sur l’intimidation et la menace. On peut d’ailleurs
s’interroger sur le silence pudique entourant ces pratiques éthiquement
répréhensibles. Prenons l’exemple de nos révélations sur les « Problèmes de confidentialité et d’utilisation de l’enquête GPTW »
ayant abouti au licenciement d’un cadre performant et au-dessus de tout
soupçon mais sans doute un peu trop cher et libre de parole pour
s’inscrire dans la réorganisation qui vient… Hormis nous, qui vous en a
parlé ? Qui a relayé l’information ? Nous aurions dû assister à un
véritable tollé devant l’ampleur du scandale, à une multiplication de
communiqués, d’enquêtes, de dénonciations, de demande
d’éclaircissements. Mais non, rien. Nos révélations tombent à plat comme
si nous avions délivré un vulgaire bulletin météo. Pourquoi ce silence ?
Indifférence coupable ou pétoche de fâcher ? Qui couvre qui ? Ne
faut-il plus évoquer que d’improbables problèmes périphériques et taire
les sujets fâcheux ? En un mot, faire semblant, au prétexte que nous
nous trouvons en période pré-électorale ? Nous pensons au contraire que
les cadres choisiront d’être représentés par ceux les plus à même de les
défendre : des élus parlant haut et fort en leur nom.




Qu’importe,
nous avons entrepris un certain nombre de démarches, noué quelques
contacts et poursuivrons notre travail d’information au service des
salariés. Nous reviendrons évidemment sur cette affaire dès que nous
serons en possession de nouveaux éléments. Mais au delà de cette vilaine
histoire pour laquelle, comme d’habitude, les casseurs ne seront pas
les payeurs – nous en reparlerons – nous dénonçons un type de management
potentiellement pathogène, c’est-à-dire stricto sensu qui rend
malade ceux qui y sont trop longtemps exposés. Un management qui
tétanise et empêche les uns et les autres de donner le meilleur
d’eux-mêmes.




Aujourd’hui,
la direction doit entendre que la restructuration lourde mise en œuvre
dont le point culminant apparaitra en 2020… impacte forcément les
résultats, d’autant plus dans une conjoncture faiblissante. De plus, les
budgets n’ont tenu aucun compte d’une situation économique à venir
pourtant connue de tous (relire « Les milieux financiers anticipent une baisse d’activité de l’intérim »
publié sur ce blog le 3 janvier dernier) alors qu’il paraissait logique
d’anticiper les effets conjugués de la réorganisation et de ces
perspectives économiques.



Cadres,
ne restez pas isolés mais faites plutôt comme ceux de nos collègues qui
nous rejoignent toujours plus nombreux. Contactez votre élu ou délégué
syndical CFE-CGC ou écrivez à notre adresse centralisée
(cfe.cgc.adecco@adecco.com).

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