Du 26 au 31 décembre rediffusion des articles les plus lus depuis l’été dernier
Article paru le 28 aout 2019
Un
certain nombre d’indicateurs, tout ce qu’il y a d’officiel, nous
alertent sur la situation des salariés et l’état des effectifs. Bien
sûr, il y a les données conjoncturelles sur le marché et l’état de nos
parts de marché ainsi que sur le niveau d’atteinte ou plutôt de non
atteinte des objectifs. Lorsque, au mieux, quatre zones sur cinq
n’atteignent pas leur budget, on peut légitimement s’interroger sur la
crédibilité desdits budgets… Mais nous voulons aussi évoquer
l’inquiétant taux de turn-over qui n’a sans doute jamais atteint
les records actuels. Les plus récents indicateurs font froid dans le dos
avec, notamment, 28% chez Spring, 37% chez PME, nous assistons à une
inquiétante débandade, une sorte de sauve-qui-peut (avant la tempête ?).




Voilà
qui devrait interpeller des représentants du personnel dignes de leurs
mandats. Année électorale ou pas et au risque de chagriner la direction,
il est impossible (et coupable) d’éviter de s’interroger sur pareille
situation. Il y a quelques mois, nous avions évoqué le cas de Directeurs
de zone auxquels il était demandé de réduire la masse salariale de
leurs agences, en clair de supprimer un certain nombre d’emplois dans
leur zone. Aujourd’hui, selon plusieurs remontées, ce sont des
Directeurs d’agence que l’on approche afin de les convaincre de
supprimer un recruteur par-ci ou un autre par-là. N’oublions pas que
dans notre métier de services aux entreprises, la principale variable
d’ajustement conjoncturel demeure la masse salariale. Tout au moins
jusqu’à l’expansion prévisible de la digitalisation. 




Concomitamment
à cette situation, l’entreprise continue de modifier les structures
sans en informer ou bien tardivement, les instances et sans la moindre
consultation. Nous n’avons pas réussi, à ce jour, à obtenir un soutien
franc, massif et majoritaire des organisations syndicales pour imposer à
l’entreprise une consultation des instances pour tout mouvement de
structures, à l’ouverture comme à la fermeture. Ce qui serait pourtant
la moindre des choses…





Aujourd’hui,
affirmons-le tout de go, c’est un véritable plan social déguisé qui se
trame, dans une sorte d’indifférence généralisée. La plupart de ceux qui
ne sont pas concernés affirment, désabusés, que « c’est la vie de
l’entreprise ». Les autres plient bagage et s’en vont, à petit prix bien
souvent. Quant à nous, nous continuons à militer pour un véritable
dialogue social, ferme et constructif et en tout cas éloigné des
compromissions.

1 COMMENTAIRE

  1. Bien sûr que nous vivons un plan social déguisé ! Il n'y a qu'à voir dans ma zone, les doigts d'une seule main ne sont pas suffisants pour compter le nombre de départs suite à pressions !!!!!!!!! L'entreprise contourne ses obligations légales pour ne pas payer ce qu'elle doit dans ce cas-là !!!!

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