Dès aujourd’hui, alors que le virus y a encore tué 174 personnes ces dernières vingt-quatre heures, c’est l’Italie qui se lance dans l’aventure du déconfinement. Chez nous, rien n’est malheureusement réglé non plus et le spectre d’une nouvelle vague post-déconfinement hante évidemment tous les esprits. La priorité reste au télétravail pour l’ensemble des professions tertiaires et essentiellement digitalisées mais pas question de rouvrir les commerces de détail, les bars, les restaurants… Toujours pas de rassemblement, ni de réunion de famille et un strict respect de la distanciation, y compris dans les transports.

En France, la polémique fait rage sur la réouverture programmée des écoles, dès la semaine prochaine, tandis que se prépare le déconfinement général mais progressif et modulé selon le niveau de contagiosité des différentes régions. C’est la peur au ventre mais contraints et forcés que des millions de salariés, indépendants et entrepreneurs, traumatisés par les 25 000 morts officiellement recensés en France et deux mois de pilonnage médiatique, vont reprendre le chemin de l’usine, de l’atelier, du magasin ou du bureau. Rien n’est malheureusement vraiment stabilisé et ce déconfinement risque de n’être que provisoire en cas de rebond de grande ampleur. Lancés dans une course effrénée pour parvenir à breveter les premiers un vaccin qui pourrait s’imposer à tous, les trusts pharmaceutiques multinationaux escomptent le coup du siècle et c’est à qui parviendra le premier au mât de cocagne…

A quelques jours de cette reprise, davantage dictée par la crainte du chaos économique que par une situation normalisée dans un environnement rassurant, curieusement, les masques arrivent en abondance, par centaines de millions. Après deux mois de la série à succès « Où sont donc passés les masques », avec les épisodes « il n’y a plus de stock », « Mais si, l’armée en a », « Les masques ont été commandés »; « Non, ils n’ont pas été commandés », « Mais si… »,  « Ils ont été raflés sur l’aéroport », « Il y a une pénurie mondiale », « Ça ne sert à rien », « Mais si, mais si, c’est indispensable », « Cousez-les vous-mêmes »., « Ils arrivent, mais où ? », « Ils arrivent mais quand ? » et quelques dizaines d’autres épisodes du même tabac, voici que les masques arrivent enfin. Oh, ce ne sera pas les plus efficaces qui soient (FFP2), toujours étrangement en pénurie alors qu’ils ne sont pas plus chers, ni complexes à fabriquer, ce ne sera même pas les chirurgicaux (FFP1) mais des masques « grand public » ou, c’est plus classe, « alternatifs ».

Il n’est donc plus nécessaire de continuer à taillader dans les vieux draps, les rideaux ou, comme nous l’écrivions récemment dans la jupe de mamie puisqu’il sera possible, dès cette semaine, d’en acquérir absolument partout. Dans les hypermarchés, supermarchés, pharmacies, bureaux de tabac… Pour les baraques à frites et les cordonneries, la chose reste à confirmer.

La réussite de ce déconfinement dépendra évidemment en grande partie de notre discipline à tous, c’est-à-dire de notre assiduité dans le respect des consignes élémentaires d’hygiène et de sécurité et notamment dans l’application scrupuleuse des règles simples de distanciation sociale, de lavage des mains et autres gestes-barrières. Vos élus doivent être associés à chaque étape du processus et impliqués dans la stratégie de l’entreprise, au nom de la santé et de la sécurité pour tous. Nous prendrons connaissance, dès cette semaine et même dès aujourd’hui de la stratégie de déconfinement de l’entreprise et aurons, à ce sujet et dès ce matin, une conférence téléphonique avec notre Directrice des ressources humaines. Dès demain donc, de nouvelles informations sur notre blog.

3 Commentaires

  1. Après la call d'hier nous sommes complètement rassurés. Des chiffres en baisse mais au-dessus du Prisme, des masques en veux-tu en voilà, livrés par notre Dz qui après avoir été installateur chez Dell devient commercial en matériel médical, peut-être viendra t-il collé le marquage au sol à l'agence. Pourvu qu'il amène son matos pour le plexiglass. Mais surtout c'est leur idée de génie plus de 2020 mais Standup, quelle belle idée. Appeler des clients absents, transformer des commandes en PA, essayer même d'augmenter nos coefficients. Bref nous sommes entre de bonnes mains. Il faut sauver nos emplois, histoire de nous remettre ça sur le dos si il y a un Pse.

  2. Tout cela à un gout de déja vécu !! Au final un PSE ou PDV ……Sauf que cette fois ci les départs pourraient être plus nombreux même si la situation économique est difficile .
    Tout ce cirque pour le meme resultat DES LICENCIEMENTS Ou des DÉPARTS
    C est vraiment nous prendre pour des imbéciles ……Adecco possede un Tresor de guerre important et n est pas du tout en péril
    En attendant beaucoup d agitation commerciale sans aucune pertinence juste pour rassurer le CODIR
    Pathétique !!!!!!!

  3. Pathétique, on sent le discours qui veut être rassurant, par contre derrière ça sent clairement la pression ! je veux bien faire du phoning sur des clients absents, pas simple quand même 🙂 ok faire de la PA mais les clients commencent à nous dire, stop on va déjà gérer avec nos permanents et on verra en 2021 ! ah okc! bon ben voilà la messe est dite,
    ! allez venez passer une semaine avec moi en agence à la reprise en Juin, vous ne serez pas décu du voyage ! vous verrez ce qu'est la vraie vie en agence et c'est pas du UP / Stand up / Sketch up et d'autres actions qui vont changer la donne !
    Bref tous ces discours ça me dégoute! clairement vous allez avoir un nombre de départ à la rentrée sans vous rendre compte !

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