Les négociations annuelles obligatoires, les fameuses NAO, ont débuté mercredi dernier, le 28 octobre, par l’inévitable réunion zéro au cours de laquelle la direction tente de planter le décor et les élus de flairer la tendance. Nos lecteurs, sympathisants et adhérents n’étant pas vraiment des perdreaux de l’année, nous resterons factuels sur le sujet, en évitant les effets de manche et les rodomontades à deux balles qui ont si souvent desservi la cause syndicale. Ici, la parole est libre, vraie, parfois urticante mais toujours au service de causes et engagements favorables aux salariés cadres, bien sûr, mais aussi non cadres par extension.

 

Au cours de cette première réunion, beaucoup de chiffres exposés, des tableaux et encore des tableaux, certains pertinents, d’autres vides ou incomplets et d’autres encore pleins de surprises. Puis l’inévitable couplet sur les réalités économiques actuelles et, notamment, les conséquences de la crise sanitaire en cours. Il faudrait être un crétin baveux pour nier l’impact économique sévère subi par l’économie tout entière mais faut-il pour autant lui attribuer
l’ensemble des difficultés que nous constatons dans tous les domaines ? N’attribuerait-on pas à la Covid-19 des épaules beaucoup plus larges qu’elle n’en possède en réalité ? Car,, comme nous l’avons rappelé à la direction, nous avons connu des dix dernières années, la période la plus faste de l’histoire de l’intérim depuis ses origines. Jamais Adecco et ses confrères n’ont connu meilleurs résultats financiers que dans les années précédant 2019. Les salaires ont-ils été réévalués pour autant ? Le budget des œuvres sociales a-t-il été réajusté pour se rapprocher, même un peu, de celui de nos concurrents ? A-t-on restauré la participation aux bénéfices durant ces années fastes ? Ou mis en place un accord d’intéressement ?  Ou peut-être même créé des emplois ? Les centaines de millions d’euros de CICE ont-ils contribué, même à la marge, à l’amélioration des rémunération et à l’emploi ?

Chacun connait les réponses à toutes ces questions : non, rien, nada, que dalle, oualou, que quick et peau de zébi ! Alors, pourquoi sortirait-on les Kleenex aujourd’hui ? Au jeu « Qui veut gagner des millions », les actionnaires ont toujours gagné à chaque séquence. Pour les salariés, c’était plutôt façon Koh-Lanta.

Notre position sera donc des plus fermes : nous ne soumettrons aucune revendication tant que la direction n’aura pas annoncé le montant de l’enveloppe dédié cette années aux NAO. Inutile de blablater si notre interlocuteur a les poches vides et qu’il ne vient qu’assurer une obligation légale de négocier. Puis nous attendons aussi une réponse simple à cette question simple : bénéficierons-nous enfin en 2021 d’une augmentation générale des fixes devenus totalement obsolètes et rendant chaque année les collègues dépendants d’une rémunération variable aléatoire au gré des budgets et réorganisations ?

Pour mener à bien ces négociations, nous avons besoin de vous ! Quelles sont vos principales attentes en matière de salaire (fixe, variable), avantages sociaux, etc.. Contactez votre élu ou délégué syndical CFE-CGC ou écrivez-nous dès aujourd’hui pour que nous puissions ajuster au mieux nos propositions et revendications auprès de la direction. Un strict anonymat est évidemment garanti.

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