Si vous vouliez vous faire une idée des incommensurables capacités de déni de la direction au sujet de la fameuse liste que nous évoquions hier, il fallait vous transformer en petite souris et assister hier au CSE central d’hier. Vous auriez vu des membres de la direction pédaler dans la semoule pendant plus de trois heures. En danseuse et sans selle s’il vous plait !
Plus sérieusement et pour résumer, la direction reconnait l’existence de cette liste (noire ?) mais en nie formellement la finalité. Il ne s’agirait, selon elle, que d’un « document de travail » sans forcément la moindre utilité opérationnelle, ni la moindre conséquence. Un « document de travail » sacrément visionnaire et sur lequel il valait mieux ne pas figurer puisque les collègues mentionnés sur ladite liste jusqu’à ce jour ont bien quitté l’entreprise. Et si l’on peut accepter l’idée de simulation d’une baisse de la masse salariale, comment expliquer que cette liste soit nominative ? A-t-on déjà vu de telles « simulations », avec les coordonnées précises du site et le nom de la variable d’ajustement, euh… pardon, du salarié ? En tout cas, nous connaissons quelques « simulations » qui l’ont amer et devraient se rappeler prochainement au bon souvenir de la direction.

 

Pour continuer dans les verbatim de choix « la plupart (de ces salariés) seront remplacés ». Ah bon, nous on venait d’essayer de comprendre qu’ils ne partaient pas… Décidément, le mystère s’épaissit. Il ne s’agirait juste que « d’une anticipation financière » qui « ne concerne pas des personnes ». Vous voyez, les ressources humaines, ce n’est pas ce que vous croyez : on sait s’y marrer !

L’ambiance était particulièrement tendue et la riposte de quelques élus à ces galéjades cinglante. La Déléguée syndicale centrale CGT a mis calmement et factuellement la direction face à ses responsabilités et nous avons pour notre part envoyé quelques volées de bois vert. Avec notamment l’angoissante question du jour : nous prend-on vraiment pour des imbéciles ou des demeurés ?

Il s’avère en synthèse et à l’évidence que, même si elle le nie, l’entreprise semble avoir mené un PSE ou plutôt une rupture conventionnelle collective (RCC) mais en faisant l’économie d’un négociation et de ses conséquences financières. Nous nous sommes souvent exprimés sur ce blog au sujet des séparations à petit prix et d’une sorte de PSE larvé et permanent qui jamais ne passe par la case négociation. Pas vu, pas pris et chaque mois des salariés quittent l’entreprise sous des prétextes divers et variés avec une très forte accélération cette dernière année, essentiellement mais faussement justifiée par la crise sanitaire que nous vivons. Faussement , en effet, si nous considérons les chiffres de la reprise de notre activité. Le petit virus Covid semble doté de très larges épaules que politiques, financiers et dirigeants d’entreprise ont bien l’intention de charger de toutes leurs erreurs et manquements passés, présents et à venir.

Quoiqu’il en soit, les élus ont exigé une réunion extraordinaire sur ce sujet du CSE central comme des CSE d’établissement. A suivre donc et vous savez pouvoir compter sur nous.

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