Ce qu’il se passe en ce moment est véritablement historique dans l’histoire du syndicalisme chez Adecco : l’ensemble des organisations syndicales présentes dans l’entreprise s’entendent pour un mouvement commun et autour du même thème. Celui du nouveau système de rémunération variable. Nous nous sommes largement exprimés sur le sujet, notamment dans notre lettre ouverte à nos trois dirigeants, publiée sur ce blogue le 16 avril dernier sous le titre « Nouveau système de rémunération : lettre ouverte à Messieurs Catoir, Viros et Jasmin« . Cette union est d’autant plus symbolique que même les organisations syndicales traditionnellement davantage orientées vers les salariés intérimaires s’indignent de ce mode de calcul et décident de participer au mouvement.

Une lettre accueillie, sans surprise, par un silence évocateur d’un refus absolu de dialogue et du seul souci de respecter une feuille de route dominée par la finance. Pas la moindre inflexion, ni la moindre remise en cause hormis sur l’indicateur « parts de marché » mais à la marge, sans grande influence sur la rémunération. La direction s’enferre dans le déni et nous découvrons qu’elle a prémédité depuis 2018 un mode de contrat qui dispense aujourd’hui une majorité de salariés d’émettre leur accord et d’apposer leur signature. Adecco a inventé l’avenant automatique unilatéral. Vos objectifs vous étaient déjà imposés sans la moindre concertation sérieuse et aujourd’hui on vous fait savoir qu’on se tamponne de votre avis sur l’avenant de rémunération. Celui-ci s’imposera de fait, comme les suivants à venir. Dans quelques années, par le simple jeu des mobilités et du turn-over, plus un salarié n’aura à signer le moindre avenant de rémunération.

C’est pour cela et beaucoup d’autres bonnes raisons qu’il est absolument nécessaire de se mobiliser le 18 mai pour faire connaitre votre opposition à cette stratégie de passage en force pour nous imposer un système de rémunération variable à la baisse. Votre mobilisation massive représente la seule chance possible de renouer avec le dialogue social et d’obtenir une révision de ce nouveau système de rémunération pénalisant. Oublions nos éventuelles réticences du genre « ce n’est pas le bon moyen », « je ne suis pas favorable à ce mode d’action », etc… Vous avez été très nombreux depuis des mois à nous inciter à lancer un tel mouvement. C’est maintenant chose faite, allons-y ! Action-réaction ! N’oublions jamais la seule alternative qui s’offre à nous mais qui finalement peut tout changer : agir ou subir…

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