Il y a quelques jours, nous évoquions la manne financière généreusement distribuée pour l’acquisition de trois entreprises et non des moindres. L’une ou l’autre paraissant à nos experts chèrement payée mais passons. Croissance externe, soit, et il peut sembler rassurant de constater une fois de plus la santé florissante et enviable du groupe. Être capable, le même mois, d’annoncer trois reprises, assorties d’une levée de fonds de 232 millions d’euros et investir 65 millions d’euros dans une belle PME de l’intérim « full web » : chapeau bas !

Mais les salaires dans tout ça ? Très bientôt, nous nous retrouverons autour de la table des négociations pour des NAO qui, en toute logique, devraient connaître une heureuse conclusion. Rêvons un instant que l’entreprise y consacre, non pas 232 mais simplement deux ou trois petits millions. Avec quelques centaines ou milliers d’euros à l’année par salarié, ce ne serait certes pas le mythique nirvana mais le début d’un dialogue social constructif et un pas vers la remotivation des salariés. La direction, rougissante, bredouillante, la main sur le cœur, se justifiant en marmonnant « parce que vous le valez bien ». Non, rassurez-vous, je n’ai pas tiré sur le chichon, je garde tout simplement espoir.

Mais revenons au plan BTP, notre sujet du jour. Où en est le plan de relance dont il était question, celui qui allait nous offrir les moyens de reprendre une place décente sur ce marché et nous ôter le bonnet d’âne du cancre de fond de classe ? Hier au CSE central, nous avons écouté attentivement nos président et directeur général et avons scanné scrupuleusement le moindre de leurs mots dans l’espoir d’y relever un poil de concret et par conséquent un peu d’espoir pour les mois et années à venir. Hélas, le verbe était plaisant mais point de concret. Aucun budget attribué, pas le moindre effectif supplémentaire annoncé clairement, ni la plus modeste ouverture d’agence. Guère plus de calendrier, ni d’objectifs réalistes et motivants. La stratégie ? Yakakon & Co. A ce propos, Maître Yakafokon que connaissent bien nos fidèles lecteurs devrait revenir traîner ses guêtres prochainement. Avis aux amateurs et merci de lui réserver le meilleur accueil comme on dit. Pour ceux auxquels cet illustre blase ne dit rien, il suffit de taper Yakafokon dans le moteur de recherche de ce site pour en faire connaissance.

En BTP donc, la chute se poursuit et même si nous ne pouvons révéler les derniers chiffres sur ce site, chacun devrait avoir la possibilité d’en prendre connaissance. A-ffli-geant Persister à ce point dans l’erreur ne peut être le fruit du hasard. Ici et là, on commence à murmurer, à dire des choses inconvenantes et notamment à douter, au choix, de la volonté de la direction ou de sa stratégie. Les plus fâchés lancent même un cruel « des deux mon capitaine ». Nous voulons continuer à y croire et serons les premiers à annoncer triomphalement sur ce site les investissements et autres bonnes nouvelles lorsqu’elles se présenteront. Mais le temps presse et toujours rien à l’horizon…

1 COMMENTAIRE

  1. Le BTP nous ne savons plus faire chez Adecco. Stop aux calls qui ne servent à rien. Stop aux opérations coup de poing. Stop aux jeux deals avec des photos qui n »amusent plus personne. Trouvons d’abord des candidats après on pourra retourner sur le terrain.

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