Voilà qui devrait normalement présager d’une bonne négociation annuelle obligatoire (NAO). Investissements massifs, croissance externe accélérée et, de plus, les résultats sont au rendez-vous.

Le géant du travail temporaire Adecco a accéléré tous azimuts au troisième trimestre, malgré les goulots d’étranglement qui freinent de nombreux secteurs au niveau mondial. La direction se veut prudente pour les derniers mois de l’année.

Les recettes ont progressé de 8% à 5,22 milliards d’euros (croissance organique +9%) et le résultat d’exploitation (Ebita), hors éléments exceptionnels, s’est bonifié de 15% à 250 millions. Le bénéfice net part du groupe a quant à lui bondi de 67% sur un an 133 millions, a annoncé le groupe zurichois mardi dans un communiqué.

Ces chiffres-clés sont mitigés comparés aux prévisions des analystes consultés par AWP. Alors que les recettes et la croissance organique sont légèrement inférieures au consensus, l’Ebita ajusté le dépasse.

Adecco avait encaissé au troisième trimestre 2020 une charge de restructuration en Allemagne de 89 millions d’euros, qui avait pesé sur sa rentabilité. Pendant le partiel sous revue, les coûts exceptionnels se sont limités à 9 millions.

La confiance demeure

Au dernier trimestre, le groupe table sur une progression « modeste » du chiffre d’affaires. La société se dit impactée par les difficultés mondiales au niveau des chaînes d’approvisionnement et le manque de personnel qualifié. « Cette situation rend le chemin de la reprise quelque peu bosselé dans les mois qui viennent », a souligné le géant du secteur, ajoutant « demeurer confiant dans ses perspectives au fur et à mesure que les vents contraires diminuent ».

En décembre 2020, la direction avait dévoilé de nouveaux objectifs stratégiques. La feuille de route baptisée « Future@Work » vise à l’échelle du groupe, pour le cycle débutant en 2021, une marge Ebita de 3,0% à 6,0%, contre 2,5% à 5,0% précédemment, ainsi qu’un flux de trésorerie « solide » caractérisé par un taux de conversion de plus de 90%.

Les liquidités doivent servir à financer les investissements prévus et à récompenser les actionnaires moyennant un « dividende progressif », ce qui correspond, selon l’entreprise, à un ratio de distribution de 40 à 50% et une rétribution par action au moins égale à celle de l’année précédente. Adecco ambitionne en outre de gagner des parts de marché et d’améliorer sa rentabilité.

La société a également indiqué être en bonne voie avec l’intégration de ses récentes acquisitions, notamment celle du franco-belge Akka Technologies valorisé à 2 milliards d’euros. Grâce aux levées de fonds, le groupe table sur des synergies de financement d’environ 10 millions d’euros par an. La finalisation du rachat est attendue début 2022.

Source : Zonebourse

3 Commentaires

  1. Et sinon, la direction sait-elle qu’il y a des homes et des femmes qui travaillent toute la journée pour ramener l’argent dans ses caisses et qu’ils aimeraient bien pouvoir récupérer autre chose que des cacahuètes ?

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