Patrick de Maeseneire, au rendez-vous annuel des philanthropes du Forum de Davos (KEYSTONE/Jean-Christophe Bott)

Il s’en passe de belles pendant que nous nous efforçons du mieux que nous pouvons à l’accomplissement de nos missions. Qui se soucie du nouveau désengagement du groupe familial Jacobs qui possédait à ce jour 18,4% des parts du groupe et souhaite s’en délester de 16% pour ne devenir ainsi qu’un actionnaire à 2,4% du capital ? La crainte d’être chocolat, sans doute… d’autant que mardi le titre dévissait en Bourse de plus de 8%. En tout cas, il faudrait être un rien fondu pour y voir un bon augure.

Selon des sources parmi les plus sérieuses, les titres se seraient cédés aux environs de 72 francs suisse l’action, soit un produit de cession d’un montant estimatif de 2,2 milliards de francs (1,8 milliard d’euros environ). De quoi voir venir pour cette famille qui n’attend pas vraiment après pareilles ressources. On se souvient du premier désengagement massif de cet ex-actionnaire majoritaire. Chacun pourra se rafraichir la mémoire en tapant simplement « Jacobs » dans la barre de recherche de ce site. Emmenée par Klaus Jacobs, la famille allemande Jacobs était l’actionnaire majoritaire d’Adia (Klaus en étant alors le PDG) lors de sa fusion avec Ecco, en 1996. Cette dynastie omniprésente dans l’univers de la fève de cacao et du chocolat avait souhaité se diversifier en investissant dans l’intérim, avant de se désengager fortement après un fabuleux coup de poker et avoir empoché un véritable pactole. La holding zurichois Jacobs Holding AG, l’un des principaux fleurons du groupe familial, poursuit donc son recentrage avec, notamment, la détention de 50,1% de Barry Callebaut, spécialiste de dimension mondiale de la fève de cacao, dont le siège est également situé en Suisse.

Maigre consolation, le fonds d’investissement Harris Associates, basé à Chicago et filiale de Natixis,  a ramené sa participation à 4,86%, devenant ainsi le principal actionnaire d’Adecco. Montré du doigt par le conseil d’administration du Crédit Suisse à cause de la rémunération exorbitante des principaux dirigeants de ce fonds de pension américain, son président Urs Rohner avait dût renoncer à 1,5 million de francs de rémunération et mettre un bémol sur les bonus des membres de la direction générale. Aux dernières nouvelles et pour rassurer les âmes sensibles, aucun ne serait pour autant dans la dèche aujourd’hui.

Plus sérieusement, ce nouveau désengagement du principal actionnaire du groupe interroge sérieusement sur les perspectives de développement et de rentabilité du groupe.

1 COMMENTAIRE

  1. Ils comptent leurs millions d’euros comme nous on compte nos centimes d’euros

    Fin de l’abondance on nous répète à longueur de journée, pour nous couper le chauffage encore faut il pouvoir se chauffer déjà

    J’ai l’habitude gamin j’avais de la glace aux carreaux de ma chambre j’en suis pas mort

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