Voici quelques retours significatifs de nos élus présents sur le terrain ces derniers jours, notamment dans les agences de plusieurs régions différentes. Pour un strict respect de l’anonymat de nos collègues, nous avons évidemment pris la liberté de modifier les prénoms et, le cas échéant, quelques données qui seraient de nature à faciliter leur identification.

Dès la première agence visitée, nous voici dans l’ambiance avec Christelle, qui nous narre un bien amer retour de congé maternité et s’apprête, de plus, à subir un licenciement pour insuffisance de résultats. Notons que le choix lui était proposé entre une mutation sur Onsite ou la porte et elle a donc choisi la porte !

Dans une deuxième agence, quelques kilomètres plus loin, Élodie nous évoque une pression démentielle de tous les instants sur les chiffres. Elle nous décrit avec force détails et anecdotes un encadrement “aux abois”, selon sa propre expression, visiblement en souffrance et œuvrant, toujours selon elle, “la peur au ventre”.

Au gré de notre tournée des agences, nous rencontrons Axel, un “ancien” puisqu’il a, allègrement ou non, franchi le seuil symbolique des dix années d’ancienneté. Après diverses fonctions et mobilités géographiques, il nous confie ne plus rien comprendre à la stratégie ou à son absence, de l’entreprise. TSC, Adecco by QAPA, Agence dite de demain, délocalisations et on en passe… Trop c’est trop et il lui apparait que les pilotages se chevauchent, se télescopent et en tout cas imposent à l’agence une charge insoutenable interdisant toute autonomie et nuisant à la nécessaire agilité que requiert notre métier. Quant à l’efficacité, n’en parlons pas, voici un bail, estime-t’il, qu’elle a été ventilée aux pertes et profits.
Axel déplore un cumul et une surenchère de priorités, un excès de réunions Teams, de calls, de directives, d’informations plus ou moins concordantes, bref, selon l’une de nos expressions préférées, “trop de tout” (hormis de rémunération, bien sûr. NDLR).

Toujours au fil de nos rencontres, Charlotte se plaint d’une surcharge permanente de travail et d’un taux de PV à 5%, très insuffisante pour lui (ré-)insuffler le feu sacré et qui ne donne pas vraiment envie d’en donner plus. Elle louange notre organisation syndicale, ce qui fait toujours plaisir, et se répand, sans la moindre sollicitation de notre part, sur la pertinence de notre communication et notre prise en compte de la réalité du terrain. Un petit plaisir que nous ne bouderons évidemment pas et pour lequel nous la remercions.

Quant à Lucie, elle nous avoue ne rien connaitre du dispositif de fin de carrière mais semble flattée lorsque nous lui affirmons qu’il lui reste sans doute encore tout le temps de s’en préoccuper. Ceci dit, rien ne sert de courir… Elle semble attendre cette échéance avec la plus grande impatience. Au moment de nous quitter, un sourire malicieux au coin des lèvres, elle nous confie voter CFE-CGC depuis des temps immémoriaux, depuis au moins quinze ans, précise-t’elle.
Lucie semble intarissable sur l’échec des stratégies de Adecco, le manque d’autonomie des Directeurs d’agence, la pression insensée subie au quotidien, l’inflation des priorités (trop de priorités tue la priorité. Attention, formule à n’utiliser qu’après versement des droits d’auteur. NDLR).

Fabienne, quant à elle, ne croit plus en son poste, ni aux perspectives de l’entreprise. Elle déplore la disparition des valeurs humaines les plus simples et les plus universellement partagées. Elle prédit l’échec inéluctable, selon elle, des stratégies mentionnées ci-dessus et dénonce, elle aussi, la perte d’autonomie du Directeur d’agence qui ne serait plus qu’un exécutant broyé sous les directives, ordres et contrordres parfois incompréhensibles. Elle s’épanche sur, selon elle, le manque de réactivité de la DODC, dont l’équipe subit sans aucun doute les mêmes affres et conséquences des orientations brouillonnes dénoncées par pratiquement tous nos interlocuteurs.

Chez Amazon, ce n’est évidemment pas l’euphorie mais, ce jour-là, submergés par les demandes, aucun de nos collègues, pourtant visiblement désireux de s’exprimer, n’a pu libérer le moindre instant pour converser avec nous. Business is business, isn’t ? Mais ce n’est que partie remise et nous repartons, une fois un rendez-vous dûment inscrit dans l’agenda.

Attention : pour les amateurs du genre et quelques fidèles aficionados, bientôt le retour de l’irascible Maître Yakafokon. Nous vous prions de croire que ça va déménager. Les neuroleptiques, les bains chauds, les sangsues et les saignées, rien n’y fait : il est très, très, très en pétard !

La dernière intervention de Maître Yakafokon :

Le grand retour de Maître Yakafokon qui n’a pas, mais alors pas du tout aimé les élections professionnelles…

20 Commentaires

  1. Salut les gaziers. Je suis pas fortiche dans la jactance mais si je pousse le crayon aujourd’hui c’est pour vous affranchir que je vous ai à la bonne. J’sais pas comment que vous faites pour rester à la cool avec certains qui vous caguent dessus mais j’sais que moi j’mempogne à toute bringue et qu’avec moi ça sulfate direct ! Si y a une greluche ou un arsouille qui vous court sur le haricot faut m’le cafter que j’y explique la vie. J’y frotterai les esgourdes comme à un minot !

    • Oh Marcel c’est toi ? T’es pas Marcel le Barjo ? J’sais plus ton blaze. Qu’est-ce tu fous là sur un blog de cavetons ? Sûr que t’avais claboté ! Ca fait bien 30 piges qu’on a pas boutanché ensemble et qu’est-ce qu’on se chopait comme mal aux tifs. C’est moi Dédé la Friture, tu me remets Marcel ? Perso j’ai pris 10 piges au collège rapport que j’ai satonné ma bourgeoise. Elle a morflé grave mais faut dire qu’elle jouait de la clarinette avec le voisin. Tu me fais signe qu’on se rince le gosier avant qu’on va chasser la belette ? A la revoyure mon aminche !

      • Oh put… Dédé t’as pas changé. Elle a dû morfler ta régulière pour 10 piges au placard ! C’est vrai que si elle jouait du trombone à coulisse avec le voisin on peut entraver.
        Se rincer le gosier mon poteau ça va être duraille vu que j’suis empêché en ce moment. Bon je manque de rien et y a quand même du picrate ici mais question gazelles macache, ici c’est plutôt le genre mecton et service trois-pièces. La bimbo t’oublies !
        J’te fais signe dès que j’suis quillard et on s’mettra une bonne cocarde !
        Ciao Dédé

      • Oh Dédé ! J’préfère te causer à toi qu’à Marcel le Barjo. Rien qu’à bavocher avec lui t’es déjà colimaté par la maison poulaga tellement qu’y chocotte l’embrouille. Faut dire que l’Marcel il avait fait fort. Parait qu’y a son grand gamin qu’y s’fait grave de l’oseille avec une tire gratos, des restaurants et des costards de mac. Pourtant c’était le cossard de première, un bon à nib. Il a pas inventé la balayette à chiotte. Joe l’Américain m’a causé qu’on dirait un directeur qui jacte beau, avec des bernicles comme Jacquot Chirac et puis qui t’apprend la vie en plus. J’sais pas qui c’est qu’il a glouglouté mais y a dû aller aux asperges le gandin. Bon à plus mon Dédé, on s’tient au jus.

  2. Bonjour à toutes et tous,
    Après un licenciement excessif il y a 5 ans pour ne pas dire autre chose les choses ne changent pas beaucoup, c’est bien triste dans une si belle entreprise. Je me retrouve pleinement dans les personnes ci dessus. Il faut trouver du positif dans ces situations et se dire et je confirme qu il y a d autres belles entreprises et pour de vrai

  3. Quand vous visitez les agences, avez-vous recueilli des témoignages de consultant de la DO Perm également ?

    Si ce n’est pas le cas, je vous invite à le faire …

    • Prenez aussi les témoignages des Responsables d’Activité, pour en avoir discuter avec celui de ma zone, eux aussi subissent une pression très malsaine…

  4. Merci pour votre retour.
    Oui il se passe toujours quelque chose en effet et cela dure depuis bien trop longtemps.
    Le témoignage de Christelle reflète malheureusement ce qui se passe, des résultats soit disant insuffisants … Je dis bien soit disant …. et hop tu es le maillon faible au revoir ..
    Sauf que là on est plus sur un maillon mais sur plusieurs chaînes.
    J’aime beaucoup vos articles car ils reflètent malheureusement le quotidien.
    Mais que comptez vous faire en tant que syndicat fassent à cette situation qui perdurent et provoquent un mal être grandissant chez les collaborateurs de cette DO Perm ?
    Merci pour votre réponse.

  5. Bonjour “A prendre ou à laisser”,
    Ce que nous comptons faire, c’est ce que nous faisons au quotidien depuis tant d’années maintenant. De l’information sur ce site et sur nos tracts pour contribuer à une prise de conscience et à modifier les attitudes de certains.
    Mais aussi et surtout de la défense et du conseil individuels. Chaque jour, ici et là en France, nous accompagnons des collègues en difficulté ou simplement inquiets. Nos adhérents ont droit à un soutien juridique en cas de problème.
    Pour que les choses soient claires, la direction a un droit de diriger, ce qui nous semble normal et nous, nous intervenons un peu en interface.
    Dommage que tous ceux que nous aidons ou avons aidé ne témoignent pas plus souvent sur ce site ou dans le réseau. Quitte à prendre un pseudo.
    Nous encourageons vivement chacun de nos collègues à adhérer à notre organisation syndicale. Il nous semble un peu téméraire d’aborder la période qui vient sans la moindre appartenance à un collectif.
    Bon courage à toi et à tes collègues.

  6. BONOUR
    Je peux vous confirmer que la CFE est et a été à nos cotés en tant que DA sur une zone à un moment donné, et nous a vraiment aidé, défendu, et à lancer un droit d’alerte pour nous protéger vue les circonstances, et ce n’est pas très vieux … A titre personnel j’ai peu être écouté, défendu, et protéger comme mes autres collègues

    • Et comment réagira la cfe qui accompagnera un cadre face à un autre cadre en face ?? Où accompagnera un RR face à une élue cfe qui licencie grave en ce moment les cdi tt ou nos permanents,

        • En principe, j’évite de répondre aux questions et laisse des collègues de notre organisation ou non répondre. L’idéal, ce serait un vrai débat dans les commentaires. Si personne ne répond, je finis par le faire et je répondrai donc très prochainement à cette question.

  7. pour tous les permanents même non cadre il y a la cfe-cgc et pour les TT il y a tous les autres syndicats ..parole de RR

Répondre à LOUISE Annuler la réponse

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici