« L’accroissement de la responsabilité du cadre s’accompagne d’une charge mentale de plus en plus lourde. Cette responsabilité plus grande ne s’accompagne pas, dans les faits, de droits correspondants : le cadre n’a pas la faculté par exemple, de dire non à un ordre de mission qui n’est pas conforme à l’éthique, voire illégal. Un cadre qui commet des malversations sur ordre de son employeur est condamné sur ses biens propres…

La CFE-CGC revendique la reconnaissance de la « liberté professionnelle » pour l’encadrement , ce dernier doit avoir un droit de regard sur les missions qui lui sont confiées. Il doit pouvoir participer à la prise de décision dans l’entreprise.

Le concept de « liberté professionnelle » reste néanmoins délicat à manier, dans la mesure où le salariat par nature, place les salariés sous l’autorité de l’employeur pour tout ce qui concerne l’exécution de leur prestation de travail.
Mais il faut tracer une voie médiane entre le simple « pouvoir de dire non » (concept nécessaire mais étroit) et la maîtrise des choix économiques et managériaux par l’entreprise. Entre les deux se dessine un espace d’autonomie qui correspond à la « liberté professionnelle ». Cette « liberté professionnelle » doit être considérée comme la contre-partie des responsabilités du personnel d’encadrement.

La CFE-CGC proposer que soient reconnus au personnel d’encadrement des droits destinés à borner le champ de leurs responsabilités professionnelles. Cette proposition s’ordonne autour de quatre droits :

1. le droit d’expression.
2. le droit à l’initiative
3. le droit d’alerte
4. le droit de retrait et la clause de conscience »

Source : site confédéral CFE CGC

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