Le nuage – le panache comme écrivent certains journalistes jamais en retard d’un euphémisme – radioactif arrive aujourd’hui au-dessus de la France mais, pas de panique, il serait sans conséquences sur notre santé. C’est en tout cas le message officiel relayé en boucle par l’ensemble des grands moyens de communication. Qu’en est-il au juste ? Impossible à savoir pour le moment et ce ne sont pas les dépêches réécrites ou carrément copiées-collées par les journalistes qui nous renseigneront utilement. La priorité semble donnée à l’apaisement.
Nous avons malheureusement encore à l’esprit le mauvais souvenir des galéjades gouvernementales auxquelles avaient donné lieu le drame de Tchernobyl : à l’époque, le nuage radioactif aurait eu la délicate attention de s’arrêter aux frontières de l’hexagone. Cette sollicitude avait évidemment été assez rapidement démentie tant la ficelle semblait un peu grosse.
A défaut de prévision fiable sur l’importance de l’irradiation, on pourra utilement se reporter à la carte mise au point par l’IRSN (l’Institut de Radioprotection et de Sûreté Nucléaire) et établie grâce à un important réseau de capteurs qui permettra à chacun de s’informer en temps réel sur la radioactivité de l’air en France. Il sera ainsi possible de suivre, jour après jour, l’évolution de la radioactivité sur l’ensemble du pays. On vit une époque passionnante !
Les habituels chantres du tout nucléaire et de son absence quasi-totale de risques se font assez discrets ces derniers jours. On se demande bien pourquoi… Maintenant, vouloir diminuer la part du nucléaire dans notre consommation électrique suppose des révisions déchirantes de notre mode de vie. Vouloir se réveiller au son d’un radio-réveil électrique, allumer tout et n’importe quoi, lampes tous azimuts, grille-pain, cafetière électrique, frigo, congélateur, PC en veille jour et nuit, TV, lecteur DVD, climatisation, se chauffer à plus de 20°,  prendre deux douches chaudes par jour, faire tourner quotidiennement lave-linge, lave-vaisselle et autres commodités, promener mamie le dimanche à la mer ou à la campagne en voiture et, de façon générale poursuivre la gabegie actuelle tout en envisageant, en même temps, un avenir énergétique placé sous le signe de l’éolien et du photovoltaïque relève d’une charmante mais stérile utopie…
Ce n’est évidemment pas une raison pour se laisser enfermer dans une alternative trompeuse: tout nucléaire ou « âge de pierre ». Il doit exister des solutions intermédiaires.
Pour accéder à la carte de l’IRSN, cliquer ici

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