Ebita, la vache à lait, est vexée
L’article suivant, paru dans le journal Les Échos, le 14 mars dernier, permet de mieux comprendre les raisons profondes de l’application du calcul de la « contribution totale » que de bien mauvaises langues surnomment la confiscation totale. Le mauvais élève français, dont on oublie quand même qu’il a fait vivre le groupe et financé son développement mondial, est aujourd’hui regardé de travers et considéré comme le cancre de la classe par Zurich :

 Adecco est ralenti par 
la France

Au quatrième trimestre, les revenus du groupe suisse dans l’Hexagone ont enregistré une baisse spectaculaire de 17 %.
La France a plombé les comptes d’Adecco. Le numéro un mondial du travail temporaire a connu une année difficile en 2012. Son chiffre d’affaires
a reculé de 3 % à 20,53 milliards d’euros et ses bénéfices nets ont
plongé de 27 % pour atteindre 377 millions d’euros. Cette chute s’est
accélérée au fil des mois, comme le montrent les résultats du quatrième
trimestre qui ont été publiés hier matin. Ses revenus ont en effet chuté
de 6 % lors des trois derniers mois de l’année et ses profits avant
intérêts et impôts (Ebitda) se sont effondrés de 33 % à 148 millions d’euros. Sa marge opérationnelle
n’a ainsi pas dépassé 3,5 % lors de son dernier exercice alors qu’elle
atteignait encore 4 % en 2011. Ce repli a surpris les actionnaires.
« J’ai comme tout le monde été déçu par ces résultats, reconnaît Laurent Brunelle, analyste chez Exane BNP Paribas. Adecco nous avait habitués à dépasser ses prévisions. »

Les mauvaises performances de sa filiale
française expliquent en grande partie les déconvenues du groupe suisse.
Ce marché représente en effet près du quart du chiffre d’affaires et au
quatrième trimestre, les revenus d’Adecco dans l’Hexagone ont
enregistré une baisse spectaculaire de 17 %, à 1,2 milliard d’euros,
pour un résultat opérationnel nul.

Le
nombre de travailleurs temporaires en mission a tout d’abord chuté de
11,5 %. Le secteur industriel, qui emploie 55 % de l’ensemble des
intérimaires, a notamment réduit de manière drastique ses recrutements.
Les soucis d’Adecco ont également des raisons internes à la société. « Le
groupe a choisi au début de l’année 2011 de se concentrer sur la hausse
de sa rentabilité et a renoncé à certains gros contrats »
,
souligne Laurent Brunelle.

L’intégration sous la même marque des
activités d’Adecco et Adia sur le marché français a aussi engendré une
baisse d’activité. 120 de ses 1.320 agences ont fermé. « Cette
fusion est aujourd’hui presque terminée et notre personnel dans
l’Hexagone va pouvoir se concentrer sur ses activités commerciales »
, souligne Tommaso Scalese, en charge des relations avec les investisseurs chez Adecco, qui affirme par ailleurs : « Notre
croissance aux Etats-Unis s’accélère et ce phénomène annonce souvent
une amélioration du marché européen. Nous pensons en conséquence pouvoir
afficher une marge opérationnelle de 5,5 % en 2015. 
»

Frédéric Therin, Les Echos
Source : Les Échos
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L’été prochain, dansez « la restructurite »
 
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1 COMMENTAIRE

  1. Le 26 avril a eu lieu assemblée générale des actionnaires et en mai la distribution des dividendes…nous allons entendre la suite!

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