Le 23 juillet 2013 étaient publiées les modifications de la loi n°2013-660 sur l’encadrement des stages alignant, sur ce sujet la législation du privé sur celle du secteur public.
Aujourd’hui les entreprises  et les administrations publiques qui proposent des stages ont la même législation les unes que les autres et l’on parle désormais de « milieux professionnels » en général. Conséquence positive et immédiate pour les stagiaires, la gratification du stagiaire est obligatoire pour les stages de plus de deux mois.Toute peine mérite salaire et fini donc la main d’œuvre gratos au long cours.

Le stage professionnel a aussi été défini de façon très précise comme : « une période temporaire de mise en situation en milieu professionnel au cours de laquelle l’étudiant acquiert des compétences professionnelles qui mettent en œuvre les acquis de sa formation en vue de l’obtention d’un diplôme ou d’une certification. »

Le législateur rappelle par la même occasion qu’en aucun cas le stage ne peut faire l’objet d’une tâche régulière qui correspondrait à un travail permanent au sein du milieu professionnel. « Le stagiaire se voit confier une ou des missions conformes au projet pédagogique défini par son établissement d’enseignement et approuvées par l’organisme d’accueil » définit la loi.

Pour ce qui est de la durée des stages, la nouvelle loi vient confirmer la loi Cherpion de 2011 stipulant que la durée des stages ne pouvant être de plus de 6 mois. Il existe néanmoins certaines exceptions et dérogations pour des stages concernant des métiers particulièrement longs et difficiles à acquérir.

Enfin, grande nouveauté, à la fin de son stage, le stagiaire pourra évaluer son entreprise d’accueil à l’aide d’un formulaire qui sera transmis à son établissement d’enseignement. Il y évaluera la qualité de l’accueil dont il a bénéficié. C’est une véritable révolution et le classement résultant des ces remontées aura forcément un impact sur le choix des futurs stagiaires. Certaines entreprises bénéficieront ainsi d’une attractivité importante tandis que d’autres subiront plutôt un effet repoussoir : il suffira aux postulants de consulter les notations cumulées sur les diverses entreprises du secteur d’activité recherché pour choisir l’entreprise dans laquelle il fait le meilleur vivre, pour choisir « great place to work » comme le diraient nos voisins d’outre-Manche et, plus lointains, d’outre-Atlantique.

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