Relevé sur le site « Les dessous du social« , voici une découverte scientifique qui tombe à point pour redonner espoir d’équilibrer un jour les caisses de retraite. Après le débat sur l’euthanasie, voici le remède miracle contre Alzheimer : travailler de plus en plus tard. On vit une époque formidable et vive la science !
Reporter l’âge de départ en retraite permet de lutter contre… Alzheimer
EXCLU – Reculer l’âge de départ à la retraite est utile d’un point de vue économique,
on le sait tous, ne serait-ce que pour reporter des dépenses (le
versement des pensions) et remplir les caisses des régimes (les rentrées
de cotisations). Pour preuve, le report de l’âge de départ de 60 à 62
ans, décidé en 2010, permettra de baisser de 20 milliards le besoin de
financement du système en 2017.
Mais ce que l’on sait moins, c’est que c’est aussi utile – pour ne pas dire plus – en termes de santé. Françoise Forette,
Professeur de médecine interne et de gériatrie à l’Université Paris V
et Présidente du Conseil de surveillance de l’Hôpital Broca, vient de le
démontrer dans une étude sur « les bienfaits d’une activité professionnelle sur l’émergence d’Alzheimer »,
publiée aux Etats-Unis et bientôt en France. Ses services ont
décortiqué les données santé et retraite des 430.000 affiliés au régime
social des indépendants (RSI),
et regardé la survenance des premiers signes de démence (Alzheimer et
autres troubles) en fonction de l’âge de départ en retraite (60 et 65
ans).
Et le résultat est incroyable : « plus l’âge de départ est tardif, plus le risque de démence est faible »,
a expliqué jeudi Françoise Lorette, lors de la présentation des grandes
lignes de son étude lors d’une matinée dédiée à l’emploi des seniors
organisée par le cabinet Experconnect. Le Professeur donne même un chiffre hallucinant : 3% de risque en moins par année de travail supplémentaire. « Un
report de 5 ans de l’âge de départ à la retraite baisserait donc de 15%
le risque de développer une démence, type Alzheimer »,
décrypte
Françoise Forette. La raison ? Simple : le maintien à un niveau élevé de
stimulations cognitives maintient intellectuellement en forme et
retarde les dégénérescences. Or la retraite fait chuter les
stimulations…
Cette étude, aussi intéressante soit-elle, souffre
toutefois de deux faiblesses qui limitent toute généralisation. Primo,
elle ne porte sur les données du RSI et il faudrait l’appliquer à celles
des régimes de base des salariés pour en tirer des conclusions sur
l’ensemble de la population. Secundo, elle ne permet pas de croiser les
résultats avec le niveau d’éducation des affiliés. Car il est une règle
en matière de santé qu’il ne faut pas minimiser : plus le niveau
d’éducation (et donc le niveau de vie) est élevé, moins le risque de
démence est grand.
Il n’empêche, ses résultats mériteraient d’être développés auprès des pouvoirs publics et politiques.
N’oublions pas qu’à 70 ans une femme – les estimations sont moins
importantes pour les hommes – a encore une espérance de vie de 20 ans.
Et à 90 ans, de 5 ans. « On ne peut pas soutenir ce système si les gens s’arrêtent de travailler de plus en plus tôt », conclue Françoise Forette. A méditer.

Source : Les dessous du social

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