Après 20 ans de restructurations…
Notre article du mardi 25 février, « Quel(s) moyen(s) d’action pour faire avancer les choses » a provoqué, c’est le moins qu’on puisse dire, un certain nombre de réactions plus ou moins constructives et réalistes mais toutes porteuses de la certitude qu’on ne peut plus laisser faire. Nous avons dû, malheureusement, bloquer un certain nombre de commentaires insultants, menaçants ou appelant à des débordements qui n’ont rien à voir avec une action syndicale même musclée. Nous supplions instamment la direction d’entendre ces messages qui montent du réseau, exprimant tout à la fois et à des degrés divers, désarroi, découragement, colère, doute, démotivation…
On sent poindre l’exaspération dans nombre de courriels reçus sous des pseudos plus ou moins teintés d’humour et de sous-entendus, et si je me mettais à la place de la direction, je me dirais qu’il y a vraiment un blême et urgence à agir pour apaiser les esprits.
Citons pêle-mêle un certains nombres de propositions d’action reçues par le biais des commentaires ou par courriel. Toutes ne sont sans doute pas souhaitables, ni forcément efficaces mais toutes reflètent néanmoins le degré de ras-le-bol atteint :
  • Refus de l’entretien annuel d’évaluation ou ne pas le valider dans la base.
  • Multiplier les erreurs volontaires dans les « formations » en ligne.
  • Évaluations systématiquement négative de toutes les formations suivies
  • Aucune réponse un tant soit peu positive lors des enquêtes GPTW.
  • Bouder systématiquement les petites « sauteries » de la hiérarchie (anniversaires, repas de fin d’année, etc…) et donc ne pas s’y rendre
  • Plus de reporting, ni de saisie dans LEA
  • Récupération systématique des heures supplémentaires
  • Donner le n° de tél du N+1 (ou équipe DZ, siège,…) à tous les clients/TT mécontents
  • Si reporting, ne les envoyer qu’après une ou deux relance(s)
  • Dire que l’on a peur si l’on est seul(e) dans l’agence et refuser d’ouvrir au public. Parler alors de travail isolé, ce qui est interdit
  • Demander une enquête CHSCT pour faire « expertiser » l’agence
  • Faire venir la DIRECCTE et la CARSAT (on est pas obligé de choisir son agence)
  • Ne jamais prendre la parole en réunion
  • Refuser de déjeuner avec son n+1
  • Refuser les réunions « plateaux-repas » et/ou récupérer les heures faites
  • Demander un accord par écrit pour faire des heures supplémentaires et comme cela sera refusé, ne pas faire de dépassement horaire

  • Faire respecter le 1/3 temps des contrats des TT.Ne pas pratiquer la gestion des allégements. Envoyer à l’URSSAF toutes les notes relatives à la gestion des allégements
  • Pousser les TT a aller au prud’hommes pour faire valoir leurs droits
  • Blocage des pointages en agence avec des acomptes aux intérimaires pour ne pas les
    léser ce qui implique de ne pas facturer
  • Transfert de ligne au siège
  • Refus de l’entretien individuel car ça ne change rien à la situation
    depuis des années, et ce malgré des commentaires élogieux réguliers
  • Refus en tant que DA de faire le moindre contrat en cas
    d’absence(s) dans mon agence (c’est pas dans mon contrat de travail, ni
    dans mes attributions)
  • Arrêter de saisir sur Léa, et arrêter toutes remontées. Cela nous
    dégagera du temps pour nous et faire l’essentiel donc notre véritable
    boulot, et en plus avec ce moyen discret et indispensable notre
    direction nationale se retrouvera rapidement en situation délicate et
    commencera éventuellement a changer de regard sur les numéros que nous
    sommes
  • Refus pour les commerciaux et DA de faire des contrats TT pendant les absences des AA, RR, etc…
  • Ne prendre plus aucune initiative et plus globalement demander un accord par courriel à tout moment
Merci à tous ceux qui nous ont fait part de ces propositions. Nous sentons une véritable volonté de changement et d’action de la part de salariés exaspérés par la politique de blocage systématique des salaires et d’incessantes modifications en leur défaveur des règles du jeu. Une des dernières actions déloyales consiste, par exemple, en la suppression de la ligne CDHI dans les états de gestion, moyen particulièrement sournois de pression et de brimade à la fois envers les salariés n’ayant pas signé leur avenant.
Nous vous proposerons très prochainement un plan d’action avec une date de démarrage et différentes étapes. Agir ou subir, il va falloir choisir très vite et, à ce sujet, les résultats des agences pour les mois de décembre et de janvier ont provoqué un véritable électrochoc et encore les rémunérations en découlant sont-elles, pour le moment, artificiellement gonflées par un « accompagnement » et par le CICE. Enlevez ces deux béquilles tout à fait temporaires et une immense majorité de salariés se retrouveront tout simplement rémunérés purement et simplement au salaire fixe.

3 Commentaires

  1. Je suis flattée de voir la quasi totalité des mes suggestions prise en compte… merci de votre confiance.
    Pour info, je les ai TOUTES mises en pratique ; sur une période de 15 ans (en fait avec l'arrivée de l'autre caractériel de GQ). C'est sûr qu'il faut un tant soit peu de "moêlle" pour faire front, mais au moins j'étais respectée. Et j'ai quand même passé 33 années dans la boutique.
    Mais mon pauvre Arnaud, ne vous fatiguez pas à vouloir fédérer cette bande d'esclaves, et encore moins les voir faire un acte de résistance (fut-elle passive).
    Si ils avaient un tant soit peu de velléité (je n'ose pas le mot de rébellion) ils se serait déja syndiqués et/ou on aurait d'autres taux de participation aux élections !
    Non ça rampe devant l'autorité et ça blémit au moindre froncement de sourcil de l'encadrement.
    Plus globalement et c'est là l'unique et majeure réussite de la Direction ; c'est (car ça a toujours été) une multiplicité d'individualismes (mon agence, mes intérimaires, ma rémunération, mon équipe, etc…) qui croit que leur salut ne viendra que par eux-mêmes.
    L'entreprise a toujours divisé et donc elle continuera de régner… sorry guys.

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