Du 4 au 25 août, rediffusion du meilleur de l’année

Article paru le jeudi 10 avril 2014

Après avoir cité quelques extraits des propos échangés dans les agences
qu’il a visitées, notre expert pose un constat alarmiste. A la
trente-septième page de la synthèse de rapport, il titre « Adecco : un
volcan en sommeil ? ». Le point d’interrogation ne suffit pas à rassurer
et semble n’avoir ici qu’un rôle édulcorant. Parmi les citations
relevées dans le rapport, voici entre autres :

« Les salariés ne sont plus écoutés, ils n’ont pas le droit de dire qu’ils n’ont pas pu faire telle ou telle chose »
–« Les salaires ne sont pas corrélés avec tous ces nouveaux objectifs à atteindre »
–« On a besoin de retrouver un confort, de perdre cette frustration par rapport au métier. »
–« Chez Adecco, quoi qu’on fasse, il ne faut pas s’attendre à de la reconnaissance ! »
–« On est n° 1 des RH sauf au sein du groupe ! »
–« Ils font Great Place to Work et nous posent des questions du type “Sentez-vous que votre entreprise est fière de nous ? » La réponse est claire : non ! ».
« On a de plus en plus de travail et de pressions mais sans
contrepartie. On augmente notre chiffre d’affaires mais on nous
ponctionne de plus en plus ! A quoi ça sert de se fatiguer ? (…). »
Etc…
Comment voudriez-vous qu’il en soit autrement si l’on s’en tient aux quelques indicateurs suivants ?
La baisse programmée en 2013 de la Contribution Totale par rapport à
2012 correspond à un montant de -10 à -20% de la Marge Brute si l’on
prend en compte :
– L’évolution des coûts des centres de Service soit +2% environ de la Marge Brute
– L’évolution des charges de structures soit +5 à +12 % de la MB selon les agences
– L’évolution des frais financiers en WACC soit +4 à +5 % de la MB selon les agences

En clair et quelle que soit la conjoncture, pas fameuse en l’occurrence,
les agences se font rincer. Quand bien même nous bénéficierions d’une
reprise limitée, les prélèvements effectués sur les agences
interdiraient aux salariés d’en tirer un juste bénéfice. Pour le mois de
février, ce sont plus de 300 agences qui affichent des résultats
négatifs… Sans parler de toutes celles dont les résultats sont sans
commune mesure avec ceux qu’elles obtenaient auparavant. Un tiers des
agences à zéro ou dans le rouge, malgré le CICE ! 
Tout cela n’était malheureusement que trop prévisible. Relisez simplement notre tract
d’il y a tout juste un an (5 avril 2013). Le 16 mai 2013, à la question
portant sur d’éventuels risques en cas de non-signature de l’avenant
CE, nous écrivions « Mais pour répondre très simplement à la question posée, pour nous, il
n’y a concrètement aucun risque à ne pas signer mais au contraire un
risque énorme à signer un avenant qui validera juridiquement la
quasi-disparition de la partie variable de la rémunération
« . Nous trompions-nous ?

Bien sûr, la direction multiplie accompagnements et replâtrages divers
et variés pour tenter de rendre supportable, sinon viable, un système de
calcul qui entérine, à terme pour certains et tout de suite pour
d’autres, une quasi-disparition de la rémunération variable tandis que
les fixes demeurent désespérément… fixes, depuis tant d’années.

Il va falloir bouger, mais bouger vraiment. Passer de la valse-musette au boogie-woogie ou au rock’n roll, si vous voyez ce que je veux dire. Tout va être dans le tempo. Les
organisations syndicales de votre entreprise échangent, se concertent
et semblent décidées à mettre en arrière-plan leurs légendaires
dissensions. La situation l’impose et l’urgence l’exige. Êtes-vous prêts à nous suivre ?

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