Carole Couvert

La présidente de la CFE-CGC, Carole Couvert invite les pouvoirs publics à ne pas donner de suite à la négociation sur la modernisation du dialogue social qui a abouti à un échec, le 22 janvier dernier. À l’occasion d’une conférence de presse, mardi 27 janvier 2015, elle indique que « si la CFE-CGC avait un vœu pour l’année, ce serait : Pas de loi Rebsamen en 2015 ». Mettant en cause ouvertement Medef et CFDT, la présidente confédérale revendique à son tour un changement des règles de négociation nationale interprofessionnelle.

« Si
le ministère du Travail décide de ne pas faire de loi, cela nous ira
très bien », déclare Carole Couvert, présidente de la CFE-CGC, à
l’occasion d’une conférence de presse, mardi 27 janvier 2015. « Si la
CFE-CGC avait un vœu pour l’année, ce serait : Pas de ‘loi Rebsamen’ en
2015 », ajoute-t-elle. Moins d’une semaine après l’échec de la
négociation sur la modernisation du dialogue social, la confédération de
l’encadrement se montre particulièrement ulcérée par la méthode mise en
œuvre durant les quatre mois de discussions paritaires.
REMISE EN CAUSE DE LA MÉTHODE DE LA NÉGOCIATION
« Une
négociation n’est pas la recherche du ‘tout pour ma gueule’, mais la
recherche d’un compromis », explique Carole Couvert, reprochant au
patronat de n’avoir pas pris en compte les « quatre points durs » de
l’organisation : le devenir du CHSCT,
le maintien des heures de délégation, l’émergence des parcours
militants et l’extension des administrateurs salariés. « Que la CFE-CGC
n’ait pas été entendue nous interpelle. Nous avons été reçus en
bilatérales par des personnes qui ne prenaient pas de notes… De qui se
moque-t-on », s’agace la présidente confédérale. Pointant « la collusion
naturelle du patronat avec une organisation syndicale […] la CFDT », elle
regrette que son organisation n’ait pas été suffisamment associée à la
négociation et veut être attentive quant aux suites qui seront données.
D’ici
la réunion à Matignon, le 19 février, les partenaires sociaux
pourraient essayer de réunir le comité de suivi de l’agenda social.
« Que
le gouvernement écoute l’ensemble des organisations syndicales et qu’il
sorte de ses relations privilégiées avec la CFDT et le Medef », demande
Carole Couvert. « S’il y a effectivement un projet de loi Rebsamen,
pourquoi avons-nous rendez-vous avec le Premier ministre [le
19 février] ? Le ministre du Travail est mis sous tutelle ? »,
interroge-t-elle. Quoi qu’il en soit, la CFE-CGC sera reçue pour
présenter sa position, rue de Grenelle, le 4 février prochain.
« TOUCHE PAS AU GRISBI »
Indiquant
avoir durci sa position suite à l’échec de la négociation, Carole
Couvert refuse désormais le principe même de l’instance unique et
revendique « deux instances distinctes », « prête à un rapprochement du
CHSCT et des DP dans une instance à proximité du terrain » qui évoluerait
aux côtés d’une seconde instance qui reprendrait les prérogatives du
CE. Sur les moyens de la représentation du personnel, « c’est ‘touche pas
au grisbi' », avertit la présidente confédérale qui se refuse à tout
« plan social syndical » qui découlerait d’une réduction de moyens.
Quoi
qu’il en soit, « il est urgent de négocier sur le terrain neutre » et non
plus au Medef, explique Carole Couvert qui évoque « le CESE, la maison
du dialogue social » ; elle souhaite que la négociation sur les retraites
complémentaires, qui débute mi février, ne se déroule pas au Medef. De
plus, « il faut d’entrée un calendrier officiel des plénières et des
bilatérales et quand je parle de plénière, je ne parle pas d’une
instance qui ne fait que reproduire les bilatérales ». Dès l’ouverture
des négociations, « il faut être clair sur les objectifs et annoncer ce
vers quoi on veut tendre ». Refusant de continuer à travailler à partir
de « textes rédigés par le Medef », la présidente confédérale n’exclut pas
de faire appel à « une tierce personne » pour rédiger les textes soumis à
la discussion.
« PROBLÈME DE MÉTHODE » AUSSI SUR LA LOI MACRON
Sur
le projet de loi pour la croissance et l’activité, « il y a aussi un
problème de méthode », assure Carole Couvert. « Le gouvernement affiche le
dialogue social mais nous n’avons jamais été reçus par Emmanuel Macron
sur l’ensemble du texte que nous avons découvert par des fuites dans la
presse », précise-t-elle. Dénonçant une « vraie loi fourre-tout », la
présidente confédérale pointe de nombreux points de désaccord avec le
projet gouvernemental :
·         Épargne salariale : « On demande le retour du forfait social à 8 % pour tous », sinon « le projet complexifie plus encore » l’existant.
·         Actionnariat salarié : « Jusqu’en
août dernier, quand l’État se désengageait d’une entreprise, 10 %
étaient consacrés à l’actionnariat salarié », rappelle-t-elle. Saluant le
fait que les députés aient réintroduit le dispositif, elle regrette que
cela ne soit pas « au même niveau » : « Il est proposé que ce soit
‘jusqu’à 10 %’ or pour nous, c’est non négociable, cela doit être 10 %
du désengagement. »
·         Dépénalisation du délit d’entrave : « On
nous dit que comme il y a peu de peines prononcées, ce n’est pas
utilisé et que du coup, on peut la supprimer. C’est contre-productif car
c’est précisément [la pénalisation du délit d’entrave] qui fait bouger
les employeurs. »
·         Travail dominical : Il
faut « un vrai volontariat de l’encadrement » qui est nécessairement
mobilisé en cas d’ouverture de magasin et « il faut que le dimanche soit
indemnisé à la hauteur des enjeux ».
·         Prud’hommes : « Il
est hors de question d’en faire une juridiction classique », ajoute
Carole Couvert qui voit dans le projet de loi, l’émergence de l’
« échevinage
« .

1 COMMENTAIRE

  1. vous avez vu les degats de cette convention
    pour le temps partiel des seniors
    appeller moi
    venez me voir jne honte je ne gagne que ,50 euro de plus en travaillant , et j ai 57 ans j ai pris ce mi temps
    et aujourd hui il me pourtit la vie
    je dois arreter de travailler je lers de l argent , sa ne me paie meme pas mais frait et je me leve a 5 h du matin pour 50€
    un honte
    aed28@orange.fr

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