Le gavage des uns nuit gravement au bien-être des autres…
A trop écouter certains l’on sombrerait facilement dans une sorte de sinistrose. Gel des embauches, CDD non renouvelés malgré des besoins pressants de renfort, discours alarmistes sur la marge, pressions répétées sur la tarification…. On finirait par croire Adecco en difficulté. Mais les chiffres sont têtus et ils s’entêtent même à demeurer enviables.
Pensez un peu que Adecco France, sur les 12 mois de l’exercice clôturé au 31 décembre dernier, a vu son chiffre d’affaires progresser de 1,94%, mais cela c’est pour la mise en bouche. Le résultat net a, lui, bondi de 20,25% ! Connaissez-vous beaucoup d’activités, de commerces et d’entreprises de quelque domaine d’activité que de soit dont le résultat net ait progressé de plus de 20% en 2015 ? A propos, quelle a été votre augmentation de salaire sur la même période et combien vous rapporte votre livret A ? La cash-machine semble lancée à plein régime tandis que se poursuit inexorablement l’essorage des salariés.
Oh bien sûr, le groupe annonce un premier semestre 2016 un peu moins glorieux. Le groupe aurait perdu 1% de marge tandis que le CA progressait de 3%. « Les arbres ne montent pas au ciel » affirme un dicton signifiant qu’il ne peut exister de progression indéfinie. Ceci dit, cette marge demeure quand même supérieure aux attentes des analystes patentés, d’autant plus que l’Ebita s’est étoffée à 3%. En tête du peloton des progressions, la France, bien sûr, mais aussi l’Espagne (11%), l’Italie (9%), La Grande-Bretagne (6%) dont l’effondrement prévu en conséquence du Brexit semble se faire attendre…
Bref, l’entreprise continue à prospérer et les résultats à réjouir dirigeants et investisseurs et c’est tant mieux. Mais au vu du gel des salaires fixes depuis dix longues années et de l’effondrement de la part variable, il va quand même demeurer préférable de devenir actionnaire que de demeurer salarié… Les NAO (négociations salariales) qui débuteront cette année le 12 octobre prochain seront plus que jamais déterminantes.

3 Commentaires

  1. NAO plus que déterminante, oui.
    Mais lorsque l'on se consulte l'historique de ce sujet, vous conviendrez de la synthèse suivante : Rien ne bouge.

    Donc hormis accomplir le rôle qui est le votre et quitter la table lorsque la Direction se moque de nous…

    Peut-être qu'un jour, les salariés Adecco seront plus astucieux et réfléchiront à notre devenir.
    Mais compte tenu de la pyramide d'ancienneté, j'ai peur que la nouvelle garde ne fasse pas l'effort, à l'heure où leur CDI/CDD est un "kleenex".

    Peut-être que la solution viendra des intérimaires, avec une action coup de point ? N'oubliez pas que nous avons aujourd'hui des CDI TT.
    Eux aussi désireront obtenir des valorisations.

    Mais courage, fuyons.

  2. Beaucoup d'équipes sont à bout, Des mails remontent aux DZ des DA sur la situation, quand est ce que vous allez enfin mettre la pression et s'il le faut mettre des actions en places !!! Quand on voit que le matin on nous annonce la fin d'un cdd et quand même temps, ce christophe Catoir nous annonce la nomination d'un directeur du digital, ils n'ont vraiment aucune intelligence de respecter ceux qui au quotidien font leur salaire ! Même les DZ ne peuvent plus rien dire, quand à Philippe Martinez il est tenu par la finance, ce qui est clair c'est que beaucoup d'entre nous vont quitter le navire…

  3. En tout cas le "Power" n'aura pas duré longtemps!!! Vous avez le pouvoir de, vous avez le pouvoir de… faire en sorte de décrédibiliser le moins possible notre société auprès de nos clients mais qui ont bien compris.
    Anecdote: Randstad est devant Adecco (cf Panorama Philippe MARTIEZ), hier, 08/09/16 je rencontre un client qui me dit: "Randstad, ils sont bon".
    Pour celles et ceux qui veulent quitter le navire… par contre: LA CLAUSE.

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