Le fabuleux cadeau de Noël des CE à l’URSSAF
Les Comités d’établissement Adecco doivent 2 millions d’euros à l’URSSAF (Unions de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales) qui, à l’occasion de ses contrôles habituels avait sifflé la fin de la récréation. Cette somme colossale réclamée par l’organisme en question concerne des pratiques et infractions commises au cours des années 2007 et 2008 dans la politique et les modalités d’achat et de distribution des cadeaux de CE.
Pour mémoire, ce redressement URSSAF de deux millions d’euros pour deux années seulement, c’est plus qu’il ne nous aurait fallu pour pouvoir faire un cadeau de Noël à tous les salariés ayant-droit. C’est aussi l’équivalent de près de 12 à 15 appartements de loisirs pour le CCE. A méditer…
A l’époque, nous avions très régulièrement dénoncé les politiques d’achat et de distribution des cadeaux des CE et alerté salariés et direction aussi souvent et aussi fort que nous le pouvions, en notre qualité de syndicat catégoriel. De nombreux articles en témoignent et il suffit de vous reporter, dans la colonne de droite de ce blogue à la rubrique « Cadeaux CE » dans la partie « Libellés ».
L’article au titre très évocateur en lui-même : « Les CE sont d’excellents clients URSSAF« , publié le 11 mai 2009, il y a près de huit ans..., fournit de plus trois liens vers d’autres articles sur le sujet. Et ce ne sont pas les seuls. Nous avons, comme vous pouvez le constater, d’innombrables fois tiré la sonnette d’alarme dans une indifférence généralisée quand ce n’était pas de la franche hostilité. Aujourd’hui, il faut casquer.
A l’heure où les Comités d’établissement rencontrent des difficultés financières aiguës, il faut payer les casseroles du passé. Il y a d’ailleurs toujours, hélas, un moment où il faut passer à la caisse… Compte tenu des périodes prises en compte par les agents de l’URSSAF (2007-2008), ce colossal redressement ne concerne donc pas la précédente mandature, celle qui s’est achevée en juillet dernier car, heureusement, les pratiques se sont considérablement assainies et professionnalisées. Avec d’autres, nous y avons œuvré et ce n’est pas la moindre de nos actions. Cela ne nous dispensera sans doute pas totalement de futures ponctions de l’URSSAF, tant l’organisme semble insatiable, mais forcément d’un tout autre ordre de grandeur. 
Si l’on ne mesure pas toujours l’intérêt concret qu’il y a à voter aux élections professionnelles pour choisir ses représentants du personnel, voici au moins un argument concret, chiffrable et mesurable.

4 Commentaires

  1. Voici les différents parallèles que l’on peut dresser avec ces gagnants du loto qui finissent sur la paille :

    -des personnes qui font de mauvais choix de gestion par réel excès de générosité et dans l’idée de faire plaisir (avec l’innocence d’un enfant) sans en envisager les conséquences dans le monde réel (et fiscal)
    -une sur estimation de sa capacité financière et une sous estimation du risque
    -des personnes qui ont du mal à gérer leurs finances au quotidien (découvert, dépenses hasardeuses…) et qui se retrouvent à devoir gérer des sommes folles sans avoir les outils/le logiciel interne permettant d’appréhender ces montants de façon froide
    – des personnes qui se laissent abuser par des conseils hasardeux de gens en costard cravates qui gravitent malheureusement trop souvent la où se trouve le pognon (avocats, conseils, banquiers…)

    L'argent gratuit (ou quasi gratuit) mène hélas trop souvent à la gabégie

  2. Ce qui est décevant, et je rejoins l'auteur du commentaire du 11 janvier 2017 à 21:24, c'est sur l'aspect naïf de nos collègues à gérer des fonds qui devraient servir à la collectivité, et par manque de temps ou manque de connaissances, font n'importe quoi, malgré les alertes!
    Sont-ils formés, sont-ils accompagnés?
    Que c'est mal foutu!

  3. Honteux ce fric gaspillé (c'est notre argent) par des élus incapables de gérer des sommes pareilles.
    Sans parler de l'intégrité de certains si on en croit certaines remontées et ce qu'on devine dans certains articles.

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