Nous n’en sommes pas là aujourd’hui, bien sûr, mais l’ensemble des grandes entreprises planchent aujourd’hui sur le sujet du télétravail. C’est à la fois une conséquence de la digitalisation des tâches et une volonté de trouver encore de nouvelles sources d’économies. Moins de locaux, moins de mètres carrés, c’est évidemment moins de charges fixes. Comme évoqué dans l’article suivant, les cadres sont tout particulièrement concernés par cette évolution à venir des conditions de travail.
Force de proposition, d’anticipation et de dialogue, la CFE-CGC prend le sujet à bras-le-corps au niveau national.
Télétravail : lancement de la concertation avec les partenaires sociaux
Les organisations syndicales de salariés et patronales
entament une série de réunions pour dresser un état des lieux sur le
télétravail et le travail à distance. Pour la CFE-CGC, cette
concertation doit permettre de déboucher sur une négociation au niveau
national et interprofessionnel.

Prévue par l’article 57 de la loi Travail,
la concertation sur le développement du télétravail et du travail à
distance débute entre partenaires sociaux. Celle-ci doit s’appuyer sur « un large état des lieux » faisant apparaître d’une part « le taux de télétravail par branche selon la famille professionnelle et le sexe » ; de l’autre « la liste des métiers, par branche professionnelle, potentiellement éligibles au télétravail ».

La concertation porte également sur l’évaluation de la charge de
travail des salariés en forfait-jours, sur la prise en compte des
pratiques liées aux outils numériques permettant de mieux articuler la
vie personnelle et la vie professionnelle, et sur l’opportunité de
modalités du fractionnement du repos quotidien ou hebdomadaire de ces
salariés.

Bref, il s’agit d’établir un diagnostic sur le
télétravail avant la possible ouverture d’une négociation au niveau
national et interprofessionnel, ardemment souhaitée par la CFE-CGC.
Partenaire social responsable et exigeant, la CFE-CGC demande par
ailleurs que cette future négociation fasse, le cas échéant, l’objet
d’un avenant à l’ANI du 19 juillet 2005 sur le télétravail, faisant valoir que nombre de dispositions prévues sont en effet toujours pertinentes.


  • Le télétravail gagne du terrain auprès des salariés, notamment chez les cadres

L’ouverture de cette concertation intervient alors que l’intérêt pour
le télétravail et le travail à distance trouve un écho de plus en plus
favorable dans l’opinion publique et auprès des salariés. Un récent sondage de l’institut Ipsos
révélait ainsi que 65 % des Français travaillant dans un bureau sont
intéressés par le télétravail, dont 24 % qui le pratiquent déjà. Le
télétravail est par ailleurs particulièrement répandu chez les cadres
(41 %) et les Franciliens (31 %).

Outre l’ouverture d’une négociation nationale
interprofessionnelle et un avenant à l’ANI du 19 juillet 2005 sur le
télétravail, la CFE-CGC fera valoir ses grandes préconisations. 


La CFE-CGC demande à ce que soit rendue obligatoire la signature d’un
accord collectif d’entreprise pour encadrer le télétravail.



Par dérogation à cette règle de principe, la CFE-CGC revendique que les
salariés en forfait-jours puissent bénéficier du télétravail sans qu’un
accord ne soit conclu mais en signant un avenant à leur contrat de
travail.


– Le télétravail doit être accessible à l’ensemble des
salariés qui peuvent justifier d’une autonomie et dont l’activité le
permet.


– La CFE-CGC s’oppose au fractionnement des temps de
repos intangibles de 11 heures quotidiennes et 24h hebdomadaires et
propose une plage horaire élargie de travail en fonction du statut des
salariés, permettant aux télétravailleurs de fractionner plus facilement
leur temps de travail de façon à mieux concilier leur vie
professionnelle et leur vie personnelle.


– Afin de préserver
les télétravailleurs de l’isolement social, la CFE-CGC préconise
notamment de prévoir une limitation des jours télétravaillés, des plages
horaires de contact durant lesquelles le télétravailleur est joignable
ou encore un droit d’accès aux outils numériques de l’entreprise aux
représentants des salariés.


– Pour assurer l’équilibre entre la
vie professionnelle et la vie personnelle du télétravailleur, la
CFE-CGC entend mobiliser divers leviers dont le droit à la déconnexion, l’utilisation pertinente des outils numériques et un suivi régulier de la charge de travail et mentale des télétravailleurs. 


Autant de propositions et de principes que la CFE-CGC défendra avec vigueur à l’occasion de cette concertation.

Source : site confédéral CFE-CGC
 

Demain sur ce blogue : 
Les plateformes numériques arrivent dans l’intérim

4 Commentaires

  1. Le télétravail s'est mis en place malgré des postes qui ne le nécessitent pas forcément mais la charge de travail de beaucoup de Cadres et Commerciaux ne leur permet de ne pas pouvoir faire autrement.

  2. Le télétravail je suis pour ! Je travaille en agence et suis certaine qu'un management et des reportings peuvent se faire ailleurs qu'en agence. Une à deux journées sur place est suffisant, le reste étant aussi consacré au commercial. Il faut surtout veiller à encadrer

  3. Personnellement rester chez moi et me couper du monde je vois pas trop l'intérêt. À continuer comme ça on peut imaginer des centres-villes désert fini les déjeuners entre collègues fini les rencontres avec des amis en gros pourquoi se lever le matin?

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