La direction cède-t-elle à un mouvement de panique ? On serait tenté de le croire si l’on s’en tient à la forme et au fond des messages relayés par l’encadrement dont le moins qu’on puisse dire c’est qu’ils affichent souvent un manque de sérénité et de pondération. L’embellie de ces deux dernières années sur notre marché aurait presque fait oublier que les joueurs de Monopoly de l’économie mondiale sifflent lorsqu’ils le décident la fin de la récréation. Et ils viennent de la siffler.
Par ailleurs, l’actualité de l’entreprise nous rappelle que pour devenir et surtout demeurer « leader par les coûts », il faut constamment tailler dans le vif des dépenses et, en ce qui nous concerne, essentiellement de la masse salariale. Après environ deux années d’euphorie et plusieurs mois de croissance à deux chiffres, notre marché stagne à zéro et, comme le confirme un courrier de notre DRH nationale, a même commencé à régresser à -1,2% la semaine dernière. Par ailleurs, la presse économique évoque d’inquiétants signaux annonciateurs de mois sinon d’années difficiles.

Comme à chaque fois, la direction fait un peu plus de ce qui ne marche pas et, en l’occurrence, elle rajoute une surcharge administrative supplémentaire en demandant aux Directeurs d’agence de remplir un énième tableau pour passer en revue les fins de mission des derniers mois et tenter de facturer les embauches anticipées aux clients. Puis, la hausse tarifaire s’appliquera sans discussion à l’ensemble des clients et l’on imagine les trésors de diplomatie et d’ingéniosité qu’auront à déployer les DA auprès de leur hiérarchie pour plaider la cause de leurs client et tenter d’obtenir une dérogation. Nous n’en sommes même plus à racler les fonds de tiroir mais à une surenchère folle dans les tentatives de gratouiller euro par euro partout où c’est possible.

C’est dans ce contexte que la direction a imposé au réseau l’arrêt de presque tous les CDD et alternants. Même dans les agences affichant d’excellents résultats et manifestement en sous-effectif. C’est le côté systématique, aveugle et par conséquent injuste et inadapté de cette mesure qui heurte le plus les équipes des agences. Ainsi telle agence ayant explosé son budget (+ 40% au-dessus) s’est-elle vu stopper arbitrairement, sans discussion, son CDD malgré un niveau d’activité record et une surcharge de travail intenable. Plus grave encore : les arrêts-maladie et maternité ne sont pas remplacés par un CDD, même pour les agences ayant atteint ou dépassé leur budget. C’est indigne et constitue une véritable sanction à l’égard des collègues malades ou attendant un heureux évènement ! 
Dans nombre d’agences, les Directeurs, véritablement écœurés, déplorent la perte de bons collaborateurs formés et investis qu’il faut débarquer sans ménagement avec le vague espoir de les rappeler dans quelques mois, en bouche-trous, si la conjoncture se redresse. Le problème c’est qu’évidemment ces collègue par intermittence ne seront plus disponibles car embauchés ailleurs et nettement mieux rémunérés. Quel gâchis ! A quand un pilotage des ressources humaines digne de ce nom et une direction capable de faire un superbe bras d’honneur aux financiers, au nom de la pérennité de l’entreprise, des conditions de travail des salariés permanents et de la qualité de service ?

2 Commentaires

  1. Que dire, c'est tout simplement du dégout aujourdhui, quand je vois que je suis en progression de 30% et on me stoppe mon cdd ! je dirai tout simplement que je suis dégouté le manque de considération des agences, le manque de respect sur ceux qui font vivre les ronds de cuir au siège, quand je vois des chargées des recrutement à 1200 / 1300 / 1600 et quand là haut on dépense sans compter sur des événements comme la coupe DAVIS, avons nous besoin de cet événement pour porter l'image de l'entreprise je suis pas certain, avons nous besoin de faire la fête du sport au siège que nous avons financer en agence avec nos pourcentage de prélèvements, je suis pas sur, je pense que tout le monde a oublié que ce sont les agences qui financent vos sièges, vos directions, vos événements qui n'ont aucune portée nationale, puisque les clients, les intérimaiores sont attachés aux permanents des agences, il faudrait mieux donner les moyens aux agences plutot que de dépenser sans compter sur des événements qui font plaisir à la direction, bref la direction est complètement déconnectée du réseau, on appelle ça du nombrilisme, je ne parle même pas de notre service rh : inexistant… AH OUI autre remarque, nous avons reçu une invitation pour le 2/10 réunion à LYON pour GOELAND! sérieux 15 jours avant, avec déplacements en avion, frais d'hotel et ON ME DEMANDE DE REDUIRE MES NOTES DE FRAIS sur des invitations à 15€ le repas !!!! hallucinant !!!!!!!

  2. ce qui est excellent chez nous, c'est qu'il sorte l'enquète GPTW au moment où ils stoppent tous les cdd suite à un vent de panique !! alors que nous sommes sur un marché nettemnt supérieur à 2016, certes en léger maintien par rapport à 2017 mais quand même on reste à haut niveau : j'adore !!! et on va nous dire de prendre du recul : oui bien sur : je vais fachement prendre du recul ! vivement les résultats on va rigoler : j'ai hate de voir les réactions là haut, mais on ne comprend pas, qu'est ce qui se passe, tiens en parlant de cela ça me rappelle le départ de F DAV il y a quelques années !! attention la roue tourne 🙂
    La solution :payer vos permanents comme il se doit !
    Stopper la rem au budget : manque de motivation,départ etc

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