Le 16 novembre dernier, nous annoncions l’évidence d’une hausse du tarif des mutuelles complémentaires santé pour 2019 comme conséquence de la réforme du reste à charge zéro et de la taxation supplémentaire des assureurs-santé décidée par le gouvernement. 
Le chef de l’État et le ministre de la Santé avaient insisté lourdement pour que soient gelés les tarifs 2019. Comme si les assureurs-santé allaient sortir d’un chapeau les milliards supplémentaires ponctionnés par ces deux mesures. Dans notre article « Des complémentaires santé de plus en plus chères« , nous évoquions l’impossibilité arithmétique d’assurer à la fois un reste à charge zéro et un gel des tarifs et écrivions notamment « C’est donc, dès
2019, plus d’un milliard d’euros supplémentaire, environ un milliard et
demi que les mutuelles devront bien trouver quelque part, et l’on peut
parier sans prendre de grands risques que ce sera  dans la poche des
assurés
« . Évidence mais pourtant certains tenants de la Bisounours-attitude avaient immédiatement critiqué nos propos au nom d’une confiance qu’il conviendrait d’accorder à priori, sans examen critique et contre toute logique financière.
C’est maintenant confirmé : un certain nombre de mutuelles-santé ont d’ores et déjà pris les devants et annoncé qu’elles majoreront bien leurs tarifs en 2019 pour honorer les engagements du gouvernement. Agnès Buzyn, ministre de la Santé, a beau assimiler dans un bel élan oratoire ces hausses à un « sabotage politique », le miracle de Noël n’a pas eu lieu et davantage de dépenses aboutiront à… davantage de cotisations. CQFD. L’élève moyen de CP l’eut imaginé sans difficulté. 
Le président de l’Unocam, qui réunit les fédérations du secteur
(assureurs, institutions de prévoyance, mutuelles), sans doute soucieux de sa carrière et donc de ne pas courroucer nos éminences, a beau affirmer mordicus que
les hausses ne correspondent qu’aux conséquences du vieillissement de la population et que le coût du reste à charge
zéro n’a pas été répercuté, il se voit aussitôt démenti par les faits. En effet, de nombreux courriers déjà reçus par les adhérents de divers organismes d’assurance-santé expliquent simplement et sans fard la hausse tarifaire par l’application des mesures gouvernementales. Oui, les complémentaires santé continueront à augmenter à mesure du désengagement de la Sécurité sociale, des taxations additionnelles et des généreuses mesures décidées par le pouvoir politique.

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