Les récents propos de notre Directeur général-adjoint ont choqué nombre de nos collègues. Mais faut-il s’étonner qu’après avoir évoqué un certain nombre de mesures drastiques à prendre en urgence, il avertisse que « ces mesures d’économie doivent permettre de prioriser les économies de coûts avant celles de personnel« . Ce qui annonce clairement l’étape suivante : la réduction des effectifs permanents. Évidemment ! Enfin les choses sont dites. D’ailleurs, quel collègue n’a pas aujourd’hui compris que les réductions d’effectifs sont déjà en cours depuis un certain temps. Arrêt des CDD, périodes d’essai de CDI interrompues sous un prétexte ou un autre. Et même coup de frein sur les stagiaires qui, tout au moins pour les stages supérieurs à trois mois, représentent un coût. Il faudra travailler de plus en plus avec de moins en moins d’effectifs.
Dans ces conditions, nous n’en sommes évidemment plus au questionnement « Vivons-nous un plan social déguisé ?« . Oui, nous vivons un plan social qui ne dit pas son nom et qui pour l’instant se la joue discrète. Mais la fausse pudeur n’est plus de mise et il apparait aujourd’hui évident que l’entreprise tient compte, mais un peu tard, des innombrables avertissements dont nous nous sommes fait l’écho sur ce blog. Actuellement, l’heure est à la suppression accélérée d’effectifs et de sites comme chacun peut le constater dans sa ville, sa zone et sa région.

Les mois à venir devraient s’avérer particulièrement difficiles si l’on en croit les milieux financiers, ceux par qui arrivent les crises. Rappelons-nous cet avertissement que nous avions publié en début d’année, le 3 janvier dernier (« Les milieux financiers anticipent une baisse de l’intérim« ) : « Crédit suisse estime que la
croissance organique de Adecco devrait virer au rouge au 4e trimestre
« . Bien sûr, Crédit suisse peut se tromper dans ses prévisions mais le quatrième trimestre, nous y sommes dans quelques jours et nous entendons quotidiennement l’inquiétude de nos collègues. Qu’a-t-on anticipé pour ce probable coup de tabac qui vient ? Les budgets sont-ils toujours bien raisonnables ? Quels pourcentages d’agences et de zones les ont-ils atteint ? Pourquoi ?



4 Commentaires

  1. si les clauses sont levées ça va être une fuite générale car beaucoup de collaborateurs ne sont plus en phase !et sont écœurés par ces méthodes .

  2. il va falloir remettre du sens dans toit cela mais qui pilote le navire aujourdhui ?
    Personne !!!! c'est clair si ce n'est la finance !!!!!!!!! des branquiniolles ! qui ne connaissent pas le fonctionnement des agences, qui ne maitrisent en aucune façon l'activité, ce n'est pas la finance qui fait l'entreprise, ce sont les permanents qui sont sur le terrain et qui se bagarrent tous les jours, et qui ne lachent rien mais là la ficelle est trop tendue et ça va lacher, chacun là haut décide mais sans prendre en compte le terrain, c 'est clair que sur les budgets pour 2020, on ne va rien lacher et ce n'est pas la direcrion pour une fois qui va décider !!! écoutez vos équipes, écoutez le terrain, et vous verrez en respectant nos budgets vous passerez une très bonne année 2020 § Vous avez les cartes en main pour redonner de la positive attitude

  3. Une fois de plus, la direction d' adecco enfonce encore plus la tête sous l'eau des collaborateurs en agence. Le tout sous prétexte de faire plaisir aux actionnaires.
    J'ai encore souvenir de mon DZ de l'époque qui allait à la chasse aux avenants promettant que jamais au grand jamais les budgets ne seront inatteignables. On voit le résultat aujourd'hui.
    Pour la part je suis partie pour aller voir si l'herbe est plus verte ailleurs. Je suis triste pour mes ex-collègues en agence qui font un travail de fou au quotidien. Bon courage les filles, je suis de tout cœur avec vous.

    "Le 1er pas pour avoir ce que vous voulez, c'est d'avoir le courage de quitter ce que vous ne voulez plus "
    Anonyme

  4. A lire ces lignes, les années se suivent et se ressemblent. Quoi pensaient des mêmes mesures l'an passé à même époque : fin anticipée des CDD, des apprentis, des stagiaires longues durées, mutation forcée des permanents sans délai de prévenance….
    Croyez moi, dans les autres prairies : LES VRAIES VALEURS HUMAINES SONT NUMERO 1, PAS NUMERO 1 DES RESSOURCES FINANCIÈRES.

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