« Les mensonges il vaut mieux les dire que les subir »
De nombreux collègues nous ont fait part de leur mécontentement et même de leur colère après avoir été victimes des positions ondulantes de l’entreprise en matière d’arrêt-maladie pour garde d’enfants.  

Dans le cadre de la pandémie du Covid-19, le gouvernement avait ouvert la possibilité aux salariés de bénéficier de ce type d’arrêt très spécifique destiné à résoudre les problèmes, parfois complexes, de garde d’enfant(s) qu’ils rencontrent. Nous savons que dans l’entreprise, à partir d’un an d’ancienneté, la rémunération est maintenue. Jusque-là tout va bien et nombreux ont été les collègues à bénéficier de ce dispositif qui leur garantissait à la fois un maintien de leur salaire et l’assurance de pouvoir garder leur(s) enfant(s). 


Mais voici que, brutalement et sans préavis, la Direction décide, à compter du 23 mars, date d’entrée en vigueur du dispositif d’activité partielle, de ne plus maintenir la rémunération et de se contenter de l’aligner sur le montant de l’activité partielle, au nom de l’équité, la justice, l’égalité et sans doute tout un tas d’autres valeurs parfaitement louables. Il n’empêche qu’il en résulte une perte sèche de 16% de salaire net pour ceux qui ont gobé les promesses faites peu auparavant. On le sait, les promesses n’engagent que ceux qui les croient… mais là, quand même, c’est un peu fort !

Notre juriste consulté nous confirme que cette pratique tend à se répandre, au nom donc d’une prétendue égalité de traitement avec les salariés en activité partielle, raisonnement particulièrement fallacieux puisque d’une part l’on compare deux statuts différents et de l’autre c’est revenir sur un engagement pris devant les salariés.


Il relève surtout que cet alignement des indemnisations sur le montant du chômage partiel ne se justifie par aucun texte et ne possède donc aucune base légale puisque les salariés en arrêt-maladie doivent bénéficier de leurs indemnités de Sécurité sociale complétées. Il ne s’agit que d’un gros coup de bluff, la direction escomptant la passivité des salariés.

Le refus de renouvellement d’un arrêt-maladie pour garde d’enfant(s) 

Dans le même registre mais concernant cette fois le refus de prolonger les arrêts pour garde d’enfant(s) au motif que nous sommes passés en activité partielle, que vont devenir les salariés ne relevant pas, pour diverses raisons – techniques ou de fonction – du télétravail et dont les charges de famille empêchent une activité partielle ? Adecco leur réplique sans ciller qu’il leur est impossible de bénéficier d’un renouvellement de leur arrêt pour garde d’enfant puisque l’entreprise est passée en activité partielle. 

Hélas, c’est encore une grosse carotte et notre juriste rejette formellement cet argument. Il dénonce même l’illégitimité totale de cette position de l’entreprise au motif qu’on ne peut ainsi pratiquer le mélange des genres. Chaque salarié se trouve dans une situation particulière, les uns pouvant bénéficier d’un arrêt-maladie pour garde d’enfants, tandis que d’autres n’étant pas en mesure ou ne souhaitant pas justifier d’une garde d’enfant(s) subissent le régime du chômage partiel.

Nous vous rappelons que nous sommes à votre disposition  sur ces sujets et tous les autres touchant au contrat de travail, à la rémunération, aux conditions de travail. Contactez votre élu(e) CFE-CGC ou écrivez à notre adresse centralisée : cfe.cgc.adecco@gmail.com
Bientôt sur ce blog, le retour de Maître Yakafokon…

11 Commentaires

  1. Une direction qui nous annonce par le biais des Dz et supposé Rh…la possibilité d'arrêt initial et la possibilité du renouvellement de ce type d'arrêt sans aucun souci. Certes l'erreur est possible mais comment s'avancer autant au lieu de nous dire qu'ils reviendront vers nous dès confirmation. Ils savent pourtant le faire d'ailleurs on attend toujours qu'ils reviennent vers nous sur plusieurs autres sujets. Et surtout pas de remord, pas d'excuse et surtout plus de call. On a l'impression que hormis la newsletter quotidienne les Dz, Do et autres ne communiquent plus. Ils sont tous en réanimation ?

  2. Je rappelle qu'il y a une cassation qui stipule clairement qu'un salarié en maladie ne doit pas toucher un salaire supérieur à ce qu'il aurait perçu s'il avait continuer à travailler et donc impacter par le chômage partiel

    Pour le second point, j'avoue que c'est plus compliqué mais :
    – Chômage Partiel = 100% payé par l'état
    – Arrêt Maladie = Impact pour l'entreprise (moins remboursé par l'état et charge patronal sur le complément employeur même si diminué pour arriver à un net de 84%)

  3. c'est dingue de voir ça
    HALLUCINANT !!

    Après je pense qu'ils (dz et rh) se bataillent aussi pour avoir les infos qu'ils n'ont pas !! idem pour nos salaires de Mars : aucune réponse, aucune reponse pour le système de rem, nous sommes le 16 et toujours aucun retours, notez bien la date à laquelle nous aurons les précisions !!!

    autre sujet Sophie Postic est elle toujours parmi nous ?

    Idem pour notre DO : inexsitant !!! ça en devient dramatique de voir un tel comportement, clairement ce Monsieur perd de plus en plus de sa légitimité !!! moi je vais rire la prochaine qu'il va prendre la parole ! aucune LEGITIMITE maintenant après 4 semaines d'absences de paroles !

    c'est pas compliqué quand même, moi j'ai mon DA qui nous appelle au quotidien ou tous les 2 jours, on demande pas un appel par semaine juste une petite com de temps en temps, cela montre encore une fois que c'est le terrain qui se démerde,qui se débrouille,
    par contre, je lance la patate chaude avec ce chomage partiel, il se passe quoi si demain je fais un mail pendant mon chomage partiel ? cela me donne des arguments pour la suite non ? 🙂 idem pendant mes CP ?

  4. Bonjour,
    J'ai pris 3 semaines d’arrêt pour garde d'enfants à la demande de mon responsable, afin d'éviter le chômage partiel, assurer 100 % de mon salaire mais sortir du calcul des etp pendant 3 semaines.
    J'ai appris à posteriori que je serais payée sur la même base qu'un collaborateur en chômage partiel par souci d'égalité de traitement (en se basant sur un arrêt de cassation de 1987!!!!! Soit il y a 33 ans).J'ai d'ailleurs contacté un de nos représentants syndicaux qui lui-même n'en était pas encore informé.
    En soit, cette idée d'égalité de traitement ne me choque pas si elle avait été affichée dès le départ. De plus où y a t-il égalité de traitement quand un collaborateur (moi en l'occurence mais plein d'autres) se retrouve 3 semaines entières payées à 84% de son net alors que les collaborateurs en chômage partiel ne sont pas à 100% en chômage partiel mais en général à 40 %? Et qu'en général ils ont pu prendre des jours de CP sur les jours d'activité partielle afin de ne pas avoir d'impact de rémunération? Il n'y a pas du tout égalité de traitement.
    L'entreprise aurait dû assumer son erreur jusqu'au jour où elle a affiché clairement les règles d'indemnisation à l'ensemble des salariés. Une fois la règle déterminée et ne variant plus, les choses étaient acceptables.
    La situation est compliquée pour tous, dans le réseau, à la direction de notre groupe. L'erreur est humaine mais faut-il encore la reconnaître et la réparer. Comment garder la confiance des troupes dans un tel contexte?
    Nous cotisons à un contrat de prévoyance qui nous couvre à 100% et nous ne l'utilisons pas?
    J'ai écrit à Mercer pour avoir le détail de ce contrat de prévoyance qui n'est pas affiché sous Adict et ils n'ont pas voulu me l'envoyer, me renvoyant vers nos gestionnaires RH. On parle de transparence?
    Je souhaite que ce groupe retrouve un peu plus d'humilité et de simplicité dans ses process et ses relations aux collaborateurs. Il ne pourra en découler que du professionnalisme.

  5. Bonjour,
    J'ai pris 3 semaines d’arrêt pour garde d'enfants à la demande de mon responsable, afin d'éviter le chômage partiel, assurer 100 % de mon salaire mais sortir du calcul des etp pendant 3 semaines.
    J'ai appris à posteriori que je serais payée sur la même base qu'un collaborateur en chômage partiel par souci d'égalité de traitement (en se basant sur un arrêt de cassation de 1987!!!!! Soit il y a 33 ans).J'ai d'ailleurs contacté un de nos représentants syndicaux qui lui-même n'en était pas encore informé.
    En soit, cette idée d'égalité de traitement ne me choque pas si elle avait été affichée dès le départ. De plus où y a t-il égalité de traitement quand un collaborateur (moi en l'occurence mais plein d'autres) se retrouve 3 semaines entières payées à 84% de son net alors que les collaborateurs en chômage partiel ne sont pas à 100% en chômage partiel mais en général à 40 %? Et qu'en général ils ont pu prendre des jours de CP sur les jours d'activité partielle afin de ne pas avoir d'impact de rémunération? Il n'y a pas du tout égalité de traitement.
    L'entreprise aurait dû assumer son erreur jusqu'au jour où elle a affiché clairement les règles d'indemnisation à l'ensemble des salariés. Une fois la règle déterminée et ne variant plus, les choses étaient acceptables.
    La situation est compliquée pour tous, dans le réseau, à la direction de notre groupe. L'erreur est humaine mais faut-il encore la reconnaître et la réparer. Comment garder la confiance des troupes dans un tel contexte?
    Nous cotisons à un contrat de prévoyance qui nous couvre à 100% et nous ne l'utilisons pas?
    J'ai écrit à Mercer pour avoir le détail de ce contrat de prévoyance qui n'est pas affiché sous Adict et ils n'ont pas voulu me l'envoyer, me renvoyant vers nos gestionnaires RH. On parle de transparence?
    Je souhaite que ce groupe retrouve un peu plus d'humilité et de simplicité dans ses process et ses relations aux collaborateurs. Il ne pourra en découler que du professionnalisme.

  6. Et bien voilà t là t pas là vient de communiquer !
    tout simplement pour nous dire MERCI, c'est gentil et surtout pour nous dire que nous sommes responsables de la relance et de la reprise !
    Ah bon, non mais ils croient quoi là haut qu'on attend que ça vienne tout seul
    mais qu'ils viennent en agence une semaine, ils vont vraiment voir ce que c'est le boulot, c'est dingue ça !

  7. Pareil, je pose un arrêt maladie pour garde de ma fille et pour la prolongation on m'annonce que je dois être solidaire et me retrouver aussi en chômage partiel Ecoeurée !

  8. Mais concrètement, suite à ces annonces qui revenait sur les engagements pris et donc une perte de salaire de 16% pour les concernés : qu'avez-vous mis en place, vous, CFE-CGC?
    Merci pour votre réponse

  9. Quid ? des systèmes de rémunération pour avril, mai, juin ?
    aucune réponse, aucun retour !!! c'est un truc de dingue
    c'est clair que si ça continue, je me donne jusqu'au second semestre après je verrai si je reste ou pas !!

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