Malgré de nombreuses controverses scientifiques au sujet de la généralisation du port du masque, la rentrée s’effectuera masquée à compter du 1er septembre. En cause, une augmentation du nombre de cas de contamination détectés, vraisemblablement en rapport direct avec la multiplication des tests de dépistage. Conséquence, dès le début du mois prochain, les salariés auront l’obligation de porter le masque dans l’ensemble des « endroits clos partagés » tels les couloirs, les bureaux partagés, les open-spaces, les salles de réunions…La mesure pose d’ailleurs, à court et moyen terme, de sérieuses questions sur l’avenir des open-spaces et du coworking, hauts lieux, s’il en est, de contamination potentielle.

De nombreuses questions se posent aussi, notamment, sur le réalisme et les conséquences d’une distanciation physique – l’expression distanciation sociale chère aux médias n’a rigoureusement aucun sens – et sur la moindre qualité relationnelle pouvant résulter d’échanges masqués et de l’appauvrissement évident des interactions. Sans parler de l’inconfort et des risques pour l’hygiène et la santé que fait courir le port continu d’un masque, obligeant le salarié à respirer en boucle gaz carbonique, bactéries et miasmes divers, comme le relèvent un nombre croissant d’études sur le sujet.

La CPME (Confédération des petites et moyennes entreprises) et le MEDEF (Mouvement des entreprises de France) s’inquiètent d’un application trop rigoureuse de consignes en la matière mais aussi, il fallait s’y attendre, du coût financier d’une vie masquée au travail.
Côté politique, Élisabeth Borne, ministre du Travail, après l’avoir été des Transports et de la Transition écologique… vient de rappeler qu’il pourrait y avoir des sanctions et notamment des avertissements pour les contrevenants. En résumé, PV à l’extérieur, avertissement dans l’entreprise mais, ouf, rien n’est à ce jour prévu pour le domicile.
Vos élus CFE-CGC, dès les prochaines réunions des instances, interpelleront la direction sur les modalités d’application de ces mesures mais aussi sur celles concernant la fourniture des masques, en ayant à l’esprit qu’il est vivement conseillé de changer de masque toutes les quatre heures.

4 Commentaires

  1. Et surtout que les masques fournis par l'entreprise, les bleus ou verts, sont davantage prévus pour être asphyxiés que pour être protégés.
    Pour les avoir testés, élastiques qui cassent, tissus qui se collent sur la bouche à chaque inspiration. On a eu un bon prix certainement.

  2. Et le gel hydroalcoolique ? On en parle ?
    Car celui reçu il y a 3 mois ressemble plus a du gel douche qui reste des heures sur les mains. ADECCO fait encore des économies sur des choses essentielles.
    On veut des masques chirurgicaux et du vrai gel hydro.

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