A 11h30 ce mardi matin, vos élus CFE-CGC claquaient la porte virtuelle de la réunion NAO où l’on venait de leur apprendre que cette année encore,il n’y aurait pas un centime attribué à une quelconque augmentation salariale.  Aucune augmentation générale cette année mais pas plus d’augmentation individuelle, ce qui, nous l’écrivions l’an dernier, nous confère à l’évidence le titre de champion toutes catégories du blocage salarial. Nous posions même la question : connaissez-vous, dans votre famille, parmi vos amis et relations, un seul salarié qui n’ait pas connu la moindre hausse de son salaire fixe pendant treize années ? Ne cherchez pas, cela n’existe pas. Oui, c’est vrai, il y a bien eu cette unique augmentation unitaire de 30 euros que nous oppose à chaque fois la direction mais trente euros en treize ans, cela revient, en lissé à 2,31 euros pas mois au final, soit, un café par mois en province, et encore dans un troquet pas trop chicos. La radinerie poussée à cette extrémité s’apparente à un véritable trouble obsessionnel, la Picsoumania !

Et pourtant, les salariés ont donné cette année, ils ont trinqué même pendant cette période inédite et cela dans des conditions de travail improvisées et dégradées. Ils ont répondu « présent ! », assuré le job et la meilleure preuve que nous en ayons, ce sont les résultats. Ils sont bien entendus sévèrement impactés par les confinements à répétition mais supérieurs quand même aux prévisions d’un scénario noir et surtout à ceux de nos concurrents. Christophe Catoir l’a exprimé clairement dans les médias, nos résultats ont évidemment accusé le coup mais affichent une belle résistance, supérieure à tout ce que l’on pouvait attendre.

D’ailleurs, sur le site Zonebourse, nous relevons l’analyse suivante, tout ce qu’il y a de rassurante : « Sur les trois mois clos fin septembre, le chiffre d’affaires du numéro un mondial de l’intérim a baissé de 18%, mais le repli de l’activité en termes organiques s’est limité à 15% d’une année sur l’autre. Autre motif de satisfaction, la marge brute a augmenté de 20 points de base au cours du trimestre, à 19,6%, grâce aux mesures de réduction de coûts engagées par le groupe suisse et à un impact lié au Covid-19 finalement moins fort que prévu ».

Quoiqu’il en soit, le scénario reste toujours le même. Les années fastes, c’est-à-dire toutes ces dernières années, la direction, l’œil terne et les épaule tombantes, vient nous expliquer qu’il est urgent d’attendre et que la conjoncture est, certes, porteuse mais que, comme l’on ne connait pas l’avenir, il convient par conséquent d’observer la plus grande pondération. Quant aux années difficiles, l’argumentation lui est plus aisée, dans le genre « Mais vous rendez-vous compte de la situation économique incertaine actuelle ? ». On nous la joue dans le genre « la plus belle fille au monde ne peut donner que ce qu’elle a ». Pendant ce temps, les années défilent, la baisse du pouvoir d’achat s’aggrave et, pour les salariés, l’horizon recule, recule, recule, tel un mirage…

Cette situation est révoltante mais après tout, réfléchissons deux minutes. Pourquoi la direction irait-elle mettre au pot si aucun mouvement de contestation, ni aucune opposition ne se manifeste ? Si les salariés ne rejoignent pas un syndicat intègre et combatif ? Se syndiquer, c’est étymologiquement s’organiser et dire ensemble et c’est surtout défendre son emploi, son métier et même, en y réfléchissant un peu, son entreprise. Alors, envie de dire avec nous ? Pour faire entendre votre voix, rejoignez le syndicat des cadres chez Adecco. Faites le meilleur placement qui soit aujourd’hui : adhérez !

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