Du 2 au 23 août,  rediffusion du meilleur de l’année – Article paru le 2 octobre 2020

A la recherche d’une rentabilité (un peu) perdue, pour cause de crise sanitaire, nous dit-on, le groupe semble ne jamais devoir en finir de se restructurer. Quelles que soient les entités, la restructurite, pathologie endémique des grands groupes, ne connait ni remède, ni rémission. On monte, démonte, fusionne, dissocie puis réunit, rapproche, segmente, divise puis recolle, externalise avant de réinternaliser, ferme, ouvre, licencie puis recrute, abandonne avant de redécouvrir… tout cela sans grand souci du salarié permanent, de l’intérimaire et du client. Le client s’adaptera, l’intérimaire se débrouillera et si le permanent n’est pas satisfait, il ira se faire cuire un œuf (ailleurs).

Comment s’étonner dans ces conditions que nombre de nos collègues soient plutôt tendus du Spring ? Selon l’éternelle recette rebattue, chaque fois qu’une activité déçoit ou n’est pas « à l’attendu », comme on dit, hop, on crée une structure parallèle qui vient plus ou moins la vampiriser. On recrute un officier supérieur supplémentaire, son état-major et on repart comme en 14.

Ainsi, l’organigramme d’Adecco France devrait se modifier en ce sens afin d’optimiser autant que possible notre activité dans les domaines de l’informatique, IT et Ingénierie. Le développement de ces activités devrait se faire sous une autre marque.

Sur un site public, nous ne pouvons, par souci de confidentialité, nous étendre davantage et détailler le projet en question mais dans le cadre du redéploiement de notre communication, nous serons prochainement en mesure d’offrir à tous nos adhérents un espace privatif, véritable base de données dans laquelle il pourront trouver l’ensemble des éléments, fichiers, analyses et informations de nature plus ou moins confidentielle que nous ne pouvons diffuser publiquement.

Quoiqu’il en soit et même si cette réorganisation ne risque éventuellement de soustraire, à ce jour, qu’une relativement modeste partie de l’activité de Spring, c’est néanmoins une amputation qui tombe plutôt mal lorsque l’on connait les difficultés de certains bureaux Spring et la quasi-impossibilité pour les consultants de réaliser un objectif que la direction s’est obstinée, contre toute logique, à maintenir malgré la situation tout à fait exceptionnelle créée par la crise sanitaire dont nous peinons à sortir.

Pour les consultants concernés, le discours se veut rassurant et si au 1er janvier 2021, date officielle de lancement des nouvelles structures, leur lieu de travail devait changer, ce serait dans « le même secteur géographique ». Définition pour le moins floue : qu’est-ce qu’un même secteur géographique ? Si le département constitue la référence, la distance peut dépasser les cent kilomètres d’un point à un autre. Quant à la rémunération, il est précisé que « les principes de rémunération variable des collaborateurs resteront les mêmes ». Les principes, oui pourquoi pas, tant mieux même, mais la rémunération elle-même ? Cette formulation approximative ne va pas suffire à rassurer, loin de là.

Face aux enjeux à venir – réorganisations, négociations sur le télétravail, la GPEC…- vos élus CFE-CGC demeurent plus que jamais mobilisés mais rien ne se fera sans vous. Merci de nous remonter des informations, de laisser des commentaires sur ce blog, de nous contacter et… d’adhérer. Ne restez pas isolé(e)s et sortez couvert(e)s. 

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