Comme nous aurions aimé nous tromper sur ce point ! Lorsque l’on constate le niveau d’atteinte – de non atteinte en l’occurrence – des objectifs 2022, nous constatons que la situation s’annonce pire encore que celle que nous avions crainte. Combien de fois avons-nous alerté sur les conséquences évidentes de budgets utopistes, juste bons à flatter l’actionnaire à mesure qu’ils désespèrent les équipes opérationnelles. Les dernières données disponibles révèlent l’ampleur d’une erreur d’appréciation et même d’un aveuglement aux conséquences redoutables.

Il n’est évidemment pas possible de livrer des chiffres précis sur un site internet, par définition public, ce qui n’empêche pas d’évoquer les tendances édifiantes et même inquiétantes annoncées par les derniers indicateurs disponibles. Question chiffre d’affaires, la progression exigée étant moins démentielle que pour d’autres items, l’écart avec les objectifs s’avère forcément moins flagrant. Avec des taux négatifs à un chiffre, nous n’y sommes pas mais nous pourrions presque en rêver. Question CT et marge brute, c’est la ramasse complète. Le chaos. A pleurer… Pas un taux d’atteinte négatif à moins de deux chiffres, le premier n’étant pas forcément l’as, ce qui prouve bien – comme nous n’avons cessé de répéter – que les objectifs fixés sont parfaitement chimériques, illusoires, inatteignables et qu’ils ne seront donc pas atteints. Malheureusement et avec les conséquences évidentes, maintes fois évoquées, sur la rémunération de chacun. La question qui nous vient à l’esprit : comment a-t-on pu tromper ou se tromper à ce point ? Dans quelle métier pardonnerait-on pareille erreur d’appréciation. Nous n’osons imaginer pareille imprécision – délicat euphémisme – pour un pilote de ligne ou un commandant de navire… Et pour un architecte ? Un industriel ?…

Pour les parts de marché, nous nous méfions par avance des effets d’annonce qui ne peuvent séduire qu’un temps les actionnaires et duper quelques naïfs éloignés des réalités du marché sur lequel nous nous efforçons. Vous connaissez le diction suisse « actionnaire déçu , CEO exclus ! Oui, mais voilà qui ne résout rien. Nous avions prévenu à temps et à contretemps que l’ambition légitime d’une reprise de parts de marché ne pouvait se confondre avec un objectif totalement déconnecté du réel. Reprendre plusieurs points de parts de marché sur une petite année et dans un secteur d’activité à la fois mature et ultra-concurrentiel relevait, au choix, de la galéjade de fin de banquet ou d’une caméra cachée. Les chiffres sont tombés… oui ils sont tombés.

Quant aux salariés, pour un certain nombre d’entre nous, la satisfaction de renouer en mai avec la part variable n’aura pas résisté à une simple division par trois puisqu’il s’agissait de rémunération variable pour le trimestre. La chute de rémunération variable est maintenant bien réelle pour, sans doute, une majorité de nos collègues et son effet cumulé avec celui de l’inflation est en passe de générer des situations humainement insolubles.

Nous demandons une fois encore à la direction d’ouvrir au plus vite une négociation sur les salaires afin limiter les situations de précarité et de détresse tout en limitant le turn-over et en préservant ainsi au mieux la précieuse ressource humaine de l’entreprise. La seule qui vaille vraiment, celle pour laquelle nous nous battons quotidiennement.

12 Commentaires

  1. Je confirme que les résultats sont très mauvais.
    Ça claque des genoux en haut lieu. Panique à bord, DZ sous pression, réunions annulées pour se consacrer au TAC et au recrutement, le plan d’investissement RH du début d’année déjà obsolète et les CDD qui sont informés depuis cette semaine qu’il n’y aura pas de transformation en CDI.
    Vous rajoutez à cela des départs à la pelle de permanents ayant 10, 15, 20 ans d’Adecco.
    Bref, le bateau coule tel le Titanic.

  2. Marre de travailler pour rien, marre de ces effets d’annonce notamment sur les médias qui n’apportent rien (cdi a). Le plan Invest n’est déjà plus. Les nouveaux ont remplacé les anciens. Et avec ces départs une expertise, une ambiance de travail qui s’échappent. Alors combien de temps cela va-t-il durer ? Combien de départs ? De mal-être ?

  3. Confirmation aussi sur notre zone. Toutes les réunions (commerce, DA, recruteurs) sont annulées jusqu’à nouvel ordre. Les chiffres sont mauvais donc tout le monde doit être sur le pont pour essayé de réparer une politique incohérente menée depuis 10 ans.

    Tous les CDD recrutés depuis janvier sont priés d’aller faire valoir leurs compétences à la concurrence (nous sommes de bons formateurs chez ADECCO).

    Pour ma part, après 10 ans au sein du groupe, ma décision est prise. Je démarre mes recherches pour quitter la société.

  4. Une exigence trop élevée en matière de budget et une direction France pas à la hauteur pour gérer , le résultat est explosif
    Que des bons élèves béni oui oui chez les Do , un Dg absent bref tout est réuni pour aller à la catastrophe …
    Et pendant ce temps , les agences tentent tant bien que mal de garder leurs clients et intérimaires
    C est lamentable
    Plus aucun sentiment de fierté , que de la fatigue à gérer l’interne
    Mais bon ça continue à cracher du fric alors tout va bien , n est ce pas les actionnaires ?
    Quelle tristesse 😢

  5. Et voilà, on recommence encore et encore,
    on a déjà connu ça mais là c’est le pompon, l’annonce de fin de semaine dernière : vous comprenez les résultats ne sont pas à l’attendu ! normal quand tu vois la tronche des budgets !
    fin des réunions ! pas de réunions pour les recruteurs parce que cela coûte trop cher ! faut passer dans le vert pour montrer aux actionnaires que nous sommes sur la bonne voie ! franchement c’est du grand n’importe quoi là haut ! dès qu’il y a un avis de tempète on ne maintient pas le cap ! lamentable !! et pendant ce temps là on dépense des fortunes sur des événements comme ROLLAND G, VIVATEH etc… Qu’est ce que cela ramène au réseau ! QUE DAL !
    LAMENTABLE DE TRAITER LES AGENCES COMME CA !

  6. et on prend les mêmes et on recommence !!!
    on arrête tout : les réunions, les formations, les déplacements, les cdd
    mais oui bien sur ! c’est justement maintenant qu’il faut garder le cap et remettre du positif !
    c’est dans la tempête qu’on voit les bons marins et croyez moi là on a affaire à une bande de branquiniolle qui n’ont pas les coucougnettes d’assumer leurs décisions de de tenir le cap !
    Remarquez: on ne sait pas qui tient la barre ! est ce que c’est A V, G J, SEB B, et ben c’est pas gagné ! ! les pros des tableurs, c’est pas avec ça qu’on va reprendre des positions !!

  7. Des guignols les mecs ….je préférais encore les anciens Do avec leurs caractères que des lavettes pareilles
    Pas envie de les suivre du tout
    Bien payés pour obéir

  8. Ce n’est que le début du naufrage

    L’iceberg du Titanic c’est un glaçon au vue du pavé qui va arriver dans le Nord

  9. Courage fuyons….
    quand le management est mauvais, les bons partent.
    Toujours le réseau qui trinque de leurs décisions irréfléchies.
    Les RH en Do et au siège : ça vous arrive de venir en agence ???
    Avez vous conscience de la réalité terrain… ?!
    Mis à part : yakofocon , vous faites quoi !?
    Aucun respect pour les « petits » qui payent vos salaires !!

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