Il ne fait jamais bon avoir raison trop tôt et nous ne sommes pas prêts d’oublier le hourvari provoqué par nos révélations du 12 septembre 2023 évoquant les prémices d’une délocalisation des services de la DACO, notamment au Maroc. En effet, dans l’article “Middle-Office Adecco : le grand tournant de la délocalisation ?” nous annoncions la délocalisation prochaine d’une partie des activités du Middle-Office que d’ailleurs nous avions évoquée dès le mois de mai 2019 (cf. “Où vont les Centres de services“). Épaulée par certains élus, la direction tenta d’étouffer nos révélations avant de finir par avouer du bout des lèvres et en fixant le bout de ses souliers, qu’un insignifiant, infime même, et tout à fait provisoire test se déroulait en effet au Maroc, mais sans aucun avenir, ni la moindre perspective qui soit. Juste pour voir, en somme. Presque pour jouer.
Rassérénés par ce blanc-seing de la direction, nos pusillanimes dénigreurs se mirent aussitôt à relayer l’information, comme nous le relations dans notre article “Délocalisation au Maroc : des élus s’emparent du sujet“.
Depuis, nous n’avons évidemment jamais lâché l’affaire et chacun pourra lire ou relire nos informations : “Les aventures de DACO au Maroc” ; “Externalisation au Maroc : pourquoi s’acharner ? “.
Et aujourd’hui, où va la DACO ?
Disons que nous n’en sommes plus aux pudibonderies de ces dernières années et qu’il serait de toute façon impossible de camoufler plus longtemps le démontage en règle de la DACO. Même les plus sereins de nos collègues ont compris la manœuvre en cours. L’un deux nous confiait, sur le mode confidence, “en septembre tout sera bouclé”.
Les centres sont priés de communiquer des listes de plus en plus étoffées d’agences à confier au Maroc et l’un d’entre eux serait passé de 2 agences externalisées à 20, chaque gestionnaire de compte étant prié de cibler une agence à transmettre. Idem pour les sites Onsite.
Nous vous raconterons ultérieurement le tohu-bohu provoqué par ce grand transfert, l’inquiétante multiplication des erreurs, les pertes d’information et dysfonctionnements liés à cette externalisation accélérée. Qu’il s’agisse des réclamations de niveau 1 ou 2, des erreurs multiples – il nous est remonté, par exemple, l’incapacité d’une gestionnaire de compte au Maroc de convertir les heures en centièmes -, de la dépersonnalisation, des agences que l’on a oublié d’informer, et on vous en passe… Plus personne ne sait à qui s’adresser, ni qui fait quoi. Le “care” va en prendre un sacré coup et l’un de nos interlocuteurs ne mâche pas ses mots lorsqu’il nous confie “les agences vont gérer la merde”. Verbatim garanti.
Nous reviendrons prochainement sur ce sujet essentiel et, en attendant, n’hésitez pas à nous contacter, à nous remonter de l’information et contribuer ainsi à l’information de tous et de chacun. Merci par avance.


